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Expéditions

Auteur

Laurence Yelle

Samedi soir, la soirée s’est terminée avec une célébration pour souligner la fin de cette grande expédition. Chaque participant a reçu un certificat de la part de la fondation ainsi qu’un chandail à son effigie, des produits de soins de la peau de la part de notre partenaire Clarins et un sac de transport de la part de notre partenaire Produits forestiers Résolu. Mauricio a également remis à chacun des participants une casquette à l’effigie de Voyageur Quest.

C’est aujourd’hui qu’on quitte le Parc provincial Algonquin et qu’on dit au revoir à nos guides Mauricio et Chloé. Ils ont été marquants pour chacun de nous. C’est grâce à eux que nous avons pu partir à la découverte de ces si beaux territoires et à la découverte de nous-mêmes.

L’autobus nous rejoint à l’entrée de la « Surprise Lake Rd ». C’est Christian, le même chauffeur que nous avons eu à l’aller! J’ai eu vent qu’il aurait mentionné à ses patrons que si ce n’était pas lui qui nous conduisait aujourd’hui, qu’il donnerait sa démission. On doit être un brin attachant! 😉

On remplit la « soute » de tout le matériel et de tous les bagages et puis nous sommes prêts pour le départ. Nous avons huit heures de route devant nous. C’est assez tranquille dans l’autobus. Les participants font circuler leurs chandails afin que tous et chacun puissent les autographier en guise de souvenir. On s’arrête à Petawawa pour dîner. Inspiré par une autre table, Thomas mentionne à notre serveuse que c’est l’anniversaire d’Owen. Vous aurez compris que ce n’est pas vrai, mais la serveuse embarque. L’ambiance est définitivement à la rigolade. Owen a donc droit à une célébration de la part de tous les membres du service au restaurant. Il est un peu gêné, disons!

On reprend la route et les facilitatrices en profitent pour s’adresser aux jeunes. Elles leur rappellent que, oui, aujourd’hui, ils doivent se séparer. Mais, comme le dit le co-fondateur de la fondation Mario Bilodeau, ils ne perdent pas des amis : ils en ont plutôt gagné de nouveaux. Il est également possible qu’ils ressentent dans les prochains jours un blues d’expédition. Ils ont passé 8 jours dans un groupe de 19 personnes et soudainement ils se retrouvent seuls. Ils ont vécu des moments forts qui sont compliqués à expliquer à quiconque qui n’y était pas. Il se peut qu’ils trouvent ça difficile. Elles les rassurent en leur expliquant qu’elles seront présentes pour bien les accompagner lors de leur retour.

On s’arrête à Ottawa pour y déposer les dernières personnes qui s’étaient jointes à nous lors de l’aller : Jillian, Mykhailo et Julie, l’une des infirmières qui nous a accompagnés. Les au revoir sont toujours difficiles. Les jeunes qu’on laisse partir ne sont pas les mêmes que ceux que nous avons embarqués il y a une semaine. Ils ont grandi, ils ont éclos, ils ont gagné en assurance. C’est à la fois déchirant et beau de les laisser prendre leurs envols.

On poursuit notre route.

Environ une heure avant d’arriver à Montréal, les jeunes récupèrent leurs appareils électroniques dont ils ont été privés pendant une semaine. En expédition, on souhaite favoriser la connexion humaine ainsi que la connexion avec la nature et on peut définitivement dire que ça fonctionne.

C’est une fois arrivés à Montréal que d’autres au revoir ont lieux. Plusieurs jeunes prennent l’avion ce soir et quelques-uns tôt demain matin. Ils sont contents de rentrer à la maison, mais tristes de devoir quitter leurs amis. Beaucoup d’émotions sont au rendez-vous autant pour les jeunes que pour nous.

Quel privilège d’avoir pu faire partie de cette aventure avec ces jeunes! De les avoir vus éprouver de plaisir, rire, évoluer et grandir en si peu de temps… Je continue de croire que ce que fait la fondation, c’est magique et ça change des vies. Je suis convaincue que les participants se rappelleront pendant longtemps de cette expérience qui n’arrive qu’une fois dans une vie. J’espère qu’ils sont fiers d’avoir saisi cette opportunité et qu’ils continueront de s’épanouir pendant longtemps. Croyez-moi, le meilleur est à venir! Je le sais, car j’étais sur l’une des expéditions de la fondation à la suite de cette maladie et me voici en train d’écrire le blogue, 12 ans plus tard…

 

Laurence Yelle, photographe-blogueuse pour la fondation Sur la pointe des pieds