On gagne ensemble ou on perd ensemble!

Les deux équipes gagnantes s'entraident avec les rabaska

Ne pas savoir l’heure peut parfois être déboussolant. Ce matin, les participants se demandaient s’ils ne se faisaient pas réveiller au milieu de la nuit. Il faut dire que c’était plutôt sombre en effet vers 6h30 ce matin. Ceux qui avaient passé la nuit sous le grand dôme ont pu se faire réveiller avec la douce mélodie de la guitare, une chanson d’Éric Clapton. Ludovic, Bruno, Elyse et Marie-Pier s’étaient laissé tenter par le ciel dégagé et avaient choisi de dormir à la belle étoile. Comme de vrais voyageurs, ils ont dormi sur la plage à côté de leur rabaska.

L’horaire chargé de la journée du retour allait forcer Catherine à tenir le temps serré pour s’assurer que tout se déroule bien. Avant même de déjeuner, il fallait paqueter les bagages et démonter le campement. La fin approche et les participants tentent de tirer le meilleur de chaque instant. Le déjeuner est encore une fois un beau moment rempli de fous rires et d’histoires, mais ce matin, pas le temps de s’étirer à table. Après la vaisselle, tout le groupe est rassemblé sur la plage pour une nouvelle tradition de l’expédition Évasion : la grande course finale de rabaska qui allait mettre en compétition les participants contre les intervenants.

Une fois tout le groupe bien installé et confiant de leur stratégie, le départ officiel est donné. Ce sera un sprint : 500 mètres avant la ligne d’arrivée. La lutte est serrée, le rabaska des 8 participants ne laisse pas beaucoup d’avance aux 5 intervenants qui pagayent avec orgueil pour ne pas se faire rattraper. Dans chacun des grands canots, on peut entendre des cris d’encouragements et des chansons. La compétition est amicale, mais personne ne veut perdre. Un peu de confusion sur le point exact de la ligne d’arrivée assure à chacun la victoire. Au même moment, dans les deux rabaska on entend :« Yeah! On a gagné! »

La plage du camp Air Eau Bois marque le point final de l’expédition. Tout le monde est heureux d’avoir gagné, mais a aussi un petit pincement au cœur en regardant le Poisson Blanc pour une dernière fois. Une dernière minute de silence est observée pour permettre à chacun de s’imprégner des rayons du soleil et du calme qui règne après la course.

L’avant-midi, passe rapidement : retour de matériel, nettoyage des équipements et douche. Heureux et propres, tout le monde se rassemble une dernière fois dans le grand salon de l’auberge. Des applaudissements chaleureux et sincères sont dirigés vers les bénévoles de l’équipe médicale : Julie, Marie-Pierre et Marie-Joëlle. Les deux logisticiens, Pascal et Antoine reçoivent eux aussi plusieurs éloges pour leur travail soigné et le professionnalisme avec lequel ils ont soutenu cette expédition. Puis finalement, Catherine et Marc-André à leur tour sont la cible des remerciements. Pour terminer en beauté cette belle aventure, chacun se voit remettre un certificat authentifiant sa participation à cette aventure thérapeutique. C’est donc dans une ambiance de célébration que le dîner se déroule avant d’entreprendre la route de retour.

Le moment des au revoir est arrivé et Morgan quitte le groupe la première à Gatineau. Dans l’autobus, sentant la fin approchée, elle avait écrit un témoignage qu’elle a lu avec beaucoup d’émotion à tous ses nouveaux compagnons de route. À Montréal, le reste du groupe se dit au revoir également. Bien que ce moment soit chargé d’émotion en raison de la fin de quelque chose, il faut se rappeler que c’est également le commencement d’une autre aventure. Pour reprendre les sages paroles d’un participant hier soir autour du feu, « Cette expédition a semé une graine en moi et c’est à moi d’en prendre soin et de l’arroser. Pour moi ce n’est pas la fin, c’est un départ! »

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