Avant d’entamer le récit de cette deuxième journée, revenons un instant sur la soirée d’hier. En plus de mon rôle de photographe et blogueur, j’ai hérité d’une nouvelle mission : celle d’ange-gardien. Cette responsabilité consiste à veiller au bien-être des participants en s’assurant qu’ils mangent et s’hydratent suffisamment, tout en prodiguant les premiers soins pour les petits bobos comme les ampoules. À l’heure du coucher, nous les accompagnons dans l’installation de leur campement d’hiver en leur partageant nos meilleurs conseils.
Peut-être était-ce la fatigue accumulée ou l’expérience des participants, mais dès 19h30, plusieurs étaient déjà emmitouflés dans leur sac de couchage, et à 20h30, la majorité des lampes étaient éteintes. Même l’équipe de cuisine a pu profiter d’un repos bien mérité avant 22h.
La deuxième journée s’est ouverte sous un soleil timide, accompagné d’un vent soutenu. Après un déjeuner nourrissant—œufs, pommes de terre et fèves au lard, préparé avec brio par notre formidable équipe cuisine (Carl, Charles et Julien)—le groupe s’est mis en route. Jusqu’en début d’après-midi, nous avons affronté un vent latéral, avec des rafales atteignant 40 km/h. Puis, en approchant du campement du soir, en longeant une immense crête de compression, le vent s’est calmé et le soleil a timidement percé les nuages, offrant une fin de journée splendide.
Et quelle beauté nous entoure ! Elle se manifeste partout : dans les nouvelles amitiés qui se tissent, dans l’engagement des bénévoles, dans l’entraide constante. Sortir de sa zone de confort ouvre la porte à une aventure humaine riche de sens, à l’image des expériences thérapeutiques offertes par la Fondation Sur la Pointe des Pieds.