Le tapis blanc se déroule sous nos pieds. Nous y sommes. Les athlètes attendent patiemment sur la ligne de départ. Frénésie, hâte, peur, appréhension. Les participants sont prêts. Fourmis dans les jambes, les corps s’agitent. Sous les bons conseils de Julien, qui nous demande de nous activer sur place avant de passer la bannière de départ, la chaleur et l’énergie se ressentent (je ne fais pas référence à la température). Dans le but d’augmenter le plaisir de l’aventure, les conseils de sécurité suivront. Ce spectacle est magique à voir. Chaque personne chérit sa raison de se retrouver ici. Le dépassement de soi, la rencontre de l’autre, l’exploration du territoire, mais surtout pour LES JEUNES!!! Les deux Mario, généreux créateurs de ce défi, sont fiers de nous le faire crier tous en chœur.
Chers lecteurs, je peux vous confirmer que chacun de vos athlètes a pris soin d’assurer une préparation olympienne. L’équipement est à la fine pointe. Tout doit être calculé. Gestion des engelures, des ampoules, du découragement, de la déshydratation. L’équipe de course est autour des veilleurs. Les anges gardiens sont aux petits soins. Surveillance des pulkas qui risquent de basculer, bienveillance envers les sportifs légèrement tardifs, petites blagues pour détendre l’atmosphère, alliance pour créer la confiance.
Une grandiose organisation. Cette année sera ma troisième traversée. Toutes différentes. Mis à part l’amélioration constante, l’organisation et la logistique sont toujours optimales.
En novembre, j’ai sonné les 50. Avec la carte de la FADOQ viennent aussi des nouveautés jusqu’ici bien gardées. Petites raideurs, douleurs au dos, inquiétudes plus présentes en lien avec cette aventure. La témérité, l’audace et le courage sont encore bien présents. Je n’ai surtout pas oublié que je le fais pour LES JEUNES.
À chaque départ, je suis émue, je pleure, je me sens privilégiée de pouvoir ainsi me mobiliser et faire une différence. Prendre part à cette aventure avec cette gang d’humains remarquables me confirme ma place à chaque fois.
Chers lecteurs, vos amis, vos amours, vos êtres chers, vos combatifs ont franchi 10 km avant le premier camp.
Accueil chaleureux, repas et boissons chaudes nous seront servis : potage carottes-gingembre, chili ou général Tao, brownies et coulis chaud.
De la tente, j’entends des rires, de l’agitation, des discussions. Vos sportifs sont en sécurité.
Sur le clavier, mes doigts sont en frimas, mais mon cœur est rempli de joie, de vulnérabilité et de sensibilité devant tant de beauté et d’adversité.
Je souhaite réellement que, dimanche, à la ligne d’arrivée, vous soyez nombreux à venir constater que vous avez laissé partir des olympiens qui permettront à des enfants en rémission du cancer de faire rayonner l’athlète en eux.
Mes amis, partagez la flamme et soyez nombreux à parler du fait que, dans notre région, des miracles s’opèrent.
Au moment où je vous écris, nous sommes vendredi, 17 h.
La cloche sonne pour mon souper.
Blogueuse : Mélanie Villeneuve
Photographe : Charles-David Robitaille