Le métier de facilitateur d’aventure thérapeutique – Entrevue avec Catherine Provost

Catherine Provost

Le métier de Facilitateur d’aventure thérapeutique en est un peu connu. Récemment nous avons rencontré Catherine Provost, membre de l’équipe de la fondation depuis 2012, pour discuter avec elle de sa passion pour le plein air et de son métier qui l’amène à vivre des expériences uniques avec des gens qui le sont tout autant.

Qu’est-ce qu’il faut pour être facilitateur d’aventure thérapeutique?  

Selon moi il faut avoir de l’écoute et une grande capacité à travailler en équipe. Comme nous sommes amenés à travailler dans différents contextes, il faut avoir une grande maitrise de l’environnement
plein air et des différentes activités auxquelles nous prenons part. Dans le cas de la fondation, j’ajouterais qu’il faut avoir un intérêt marqué pour la clientèle jeunesse.

Quel est le meilleur aspect de ta profession ?  

L’équilibre entre le bureau et le terrain. J’aime pouvoir monter un projet de A à Z, passer par toutes les étapes menant à la conclusion qu’est l’expédition. Le contact privilégié avec des jeunes est aussi un privilège. Cette belle jeunesse est pour moi une source d’inspiration!!

Est-ce qu’il y a des inconvénients ? 

Je dirais plus des défis! Chaque expédition et chaque groupe sont différents ce qui demande une grande capacité d’adaptation et bien sûr la nouveauté implique une légère dose de stress.

Aimerais-tu nous partager un moment qui t’a marqué?

Lors de la dernière expédition, les jeunes ont pris l’initiative d’organiser un cercle de partage dans les tout premiers jours. Ils ont chacun partagé les étapes qu’ils ont traversées entre le moment où ils ont appris qu’ils avaient le cancer, leur rémission et leur vision de l’avenir qui les attend. C’était le type de moment qu’on ne peut créer et qui nous touche profondément.

Le moment où tu as eu le déclic et que tu t’es dit c’est ce que je veux faire? 

Plus jeune, j’ai travaillé dans les camps. Je trouvais que c’était si beau de faire sortir les jeunes de la ville, les amener à reconnecter avec la nature, leur transmettre ma passion. Je devais trouver une façon d’en faire mon métier!