2019 | DOUBLE DÉFI DES DEUX MARIO, DEUXIÈME TRAVERSÉE – JOUR 2: Quand le « nous » prend le dessus

En cette deuxième journée de la traversée, les participants en arrivent à ce moment où être ensemble, c’est la base. C’est ce qui nous rend plus fort.  Ensemble, on va plus loin dit-on.  Comme les jeunes qui partent en expédition avec la fondation Sur la pointe des pieds, ils brisent les murs qui les séparent des autres et partagent ce qu’ils sont réellement.

Le réchauffement de groupe permet de semer la bonne humeur et de la chaleur dans le groupe.  Après une nuit bien froide, les participants se gorgent de rire et de bon café avant le départ. Avec le ciel bleu et le soleil, difficile de croire que la journée allait être difficile physiquement et psychologiquement pour certains dans le groupe.

Le groupe prend un moment pour se replier sur lui-même et faire une introspection pas rapport à la situation.  Certains échangent sur leurs défis personnels, des trucs et astuces qu’ils ont développé en plein air dans les dernières années en faisant des essais et erreurs.

« Moi, la première fois que j’ai fait le Défi, j’avais mal géré mon énergie.  Il a fallu que malheureusement que je mette de côté mon orgueil et accepte l’aide des autres.  J’ai dû faire transporter mon traîneau.  Sur le coup, j’avais honte, mais au moins, j’ai pu aller jusqu’au bout.  Cette fois-ci, je m’écoute.  J’écoute les signes et les conseils des autres. J’en apprend toujours à chaque fois… ».

Après un certain moment, le groupe se dissipe tranquillement.  C’est comme si chacun avait besoin de se retrouver seul, en silence, en pleine conscience.

Malgré tout, la flamme du début reste allumée.  Certains se sourient et se font des clins d’œil.  « C’est juste de la marche… »

« C’est juste le cancer… »; les mots exprimant tout le courage de Marie-Hélène résonnent encore dans notre tête.

À la vue des tentes au loin vers la fin de l’après-midi, les participants se regroupent et se suivent en ligne. Il y a un regain d’énergie.  Il y a finalement un peu d’espoir au bout du chemin.

« La soupe chaude va être bonne! »

C’est dans des moments d’adversité qu’on voit l’importance du « nous » et des choses simples de la vie comme manger, boire, dormir et aider son prochain.  C’est la base.

Il y a des moments dans la vie où il faut briser les murs qui nous séparent des autres pour continuer à avancer.

L’orgueil n’a pas sa place en expédition.

Tendre la main vers l’autre pour assurer sa réussite, c’est donner un autre sens à sa propre finalité.

 

Laura Ducharme, blogueuse et photographe pour la fondation Sur la pointe des pieds

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