2014-03-08: Jour 8 C’est le moment de se dire au revoir

Une accolade qui en dit long“UNE ACCOLADE QUI EN DIT LONG!”

Aujourd’hui est la dernière journée que nous avons passé tous ensemble. C’est à 7:15 ce matin, que la gang a malheureusement commencé à se dissocier. Les accolades et les câlins étaient à l’honneur.

Michel, un des responsables de l’expédition, nous a quittés, accompagné de Mariana et Harman. Ils ont pris la route vers Toronto, en voiture. Le reste du groupe a voyagé en autocar en direction d’Ottawa. Nous y sommes arrêtés pour prendre le diner et déposer Sabrina qui était attendue par sa mère.

À 14:00, nous avons repris la route en direction de l’aéroport de Dorval pour déposer les jeunes qui prendront l’avion en fin de journée. Félix volera vers Vancouver, Chris vers la Nouvelle-Écosse et Benoît vers le Nouveau Brunswick.

Après les avoir reconduit, la balance du groupe est descendue à Montréal pour rejoindre les parents qui étaient au rendez-vous pour l’accueil de leur champion.

Le dernier jeune à faire un peu plus de route est François-Oliver. Catherine, notre seconde responsable d’expédition, le reconduira ce soir à Québec.

C’est fou de constater à quel point ces jeunes ont savouré l’aventure du début à la fin. Rappelez-vous, samedi dernier ils se rencontraient tous pour la première fois! Aujourd’hui, la séparation est difficile pour certains. Heureusement, il sera facile pour eux de garder contact via les médias sociaux. Ils sont déjà en préparation d’une page Facebook pour échanger ensemble.

Aujourd’hui, il y a énormément de fierté dans l’air, les jeunes sont heureux et ressortent forts de cette belle expédition. Tous les intervenants ont passé du temps de qualité avec l’ensemble de la gang et ont adoré prendre part à cette grande aventure.

Comme toute bonne chose a une fin, c’est en famille que les jeunes passeront finalement leur soirée. Gageons qu’ils en auront long à raconter!

Rendez-vous cet été pour les nouvelles aventures de la Fondation Sur la pointe des pieds.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2014-03-07: Jour 7 Le retour à la civilisation de nos aventuriers

Toute notre belle gang“PHOTO DU GROUPE”

À notre réveil ensoleillé, l’équipage savait exactement comment allait s’orchestrer notre journée.

Pour débuter, nous avons répété les étapes de changement de campement apprises durant les jours précédents mais pas pour se diriger vers un autre refuge! Direction chenil de Chocpaw Expeditions à bord de nos traineaux à chiens.

La distance parcourue a été d’une vingtaine de kilomètres en 1:30. Un excellent temps!

Une fois au chenil, c’était l’heure de saluer nos chiens et de les remercier pour tout le travail qu’ils ont accompli pour nous durant l’expédition. Au quotidien, ils nous auront permis de faire près de 130 kilomètres et de transporter des centaines de livres de matériel. Merci les chiens!

Pour diner, nous sommes allés aux bureaux de Chocpaw Expeditions en autobus. Sur place, le diner nous a été servi. Des portions de chili et des accompagnements nous ont étés offerts. Une fois rassasiés, notre souhait le plus fort, après quatre nuits en forêt, est devenu réalité. Prendre une douche chaude à notre hôtel.

Arrivés au Northridge Inn, les jeunes et les intervenants se sont dirigés vers les douches. Mais quel moment de bonheur! Vous n’avez pas idée à quel point ça fait du bien et que le moment fût apprécié par chacun d’entre nous.

Par la suite, les responsables de l’expédition Michel et Catherine ont récupéré l’ensemble du matériel de plein air ayant été prêté par la Fondation Sur la pointe des pieds aux participants pour l’expédition de traineaux à chiens dans le parc Algonquin.

Rendus au souper, nous avons mangé des croquettes de poulet et des frites! Très calorique vous direz, mais tellement satisfaisant nous répliquerons!

En soirée, il y a eu plusieurs moments d’échanges dont le fameux cercle de partage, un important rituel de la Fondation. Nous sommes impressionnés par l’ouverture des jeunes et de leurs forces de caractère. Tous, sans exception, ressortent plus forts de cette expérience de vie qui aura sans aucun doute de l’impact tout au long de leur parcours.

Pour clôturer la journée, une remise de diplômes de participation et d’implication a eu lieu. Nos aventuriers ont étés honorés pour leur dévouement ainsi que leur attitude exemplaire. Notre équipe de guide de chez Chocpaw Expeditions nous a même confié que nous avons été leur groupe de l’année. Tout le mérite revient aux beaux jeunes qui se sont investis avec tout leur cœur dans ce beau périple.

Le moment est venu de sauter dans notre lit douillet et d’aller s’emmitoufler dans nos couvertures. Nous avons un autobus à prendre à 7:00 demain matin.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-06 : Notre dernière nuit en forêt

Coucher de soleil sur le lac“COUCHÉ DE SOLEIL”

Et oui !

Ça sent déjà la fin de cette belle aventure dans le parc Algonquin.

Nous passerons ce soir notre dernière nuit en forêt. C’est fou comme le temps peut passer rapidement.

La nuit dernière a été très froide. Le thermomètre indiquait près de -35C. La température à l’intérieur de nos tentes était acceptable. Par chance que nous avons de bons sacs de couchage, tout le monde a pu se tenir au chaud durant cette nuit glaciale.

Comment a été notre journée ?
Encore une fois, super bien !

À notre réveil, c’était la même routine : le déjeuner, la vaisselle, les bagages, le chargement sur les traineaux, l’installation des harnais aux chiens suivi du grand départ du ‘Craig camp’.

Lorsque nous déjeunions, nous craignons beaucoup dame nature. Le thermomètre indiquait -24C. Par chance, le soleil était très puissant. Il faut l’admettre, nous sommes très chanceux depuis le début de l’aventure. En un temps record, la température s’est mise à augmenter. En moins d’une heure, nous avons gagné 15C pour avoir une température moyenne tout au long de notre randonnée de -8C.

Le parcours d’aujourd’hui constituait à faire une très grande boucle appelé ’27 loop’. Toujours sous des conditions météorologiques parfaites, notre groupe de vingt aventuriers a emprunté une route apaisante et sans trop de dénivelés.

Même si la balade était relaxante, il y a tout de même eu quelques sorties de route cet après-midi. Soyez sans crainte, tout s’est bien passé. C’était beaucoup plus drôle que dangereux !

Vers 15h, c’est au ‘South camp’ que nous avons arrêté notre chemin pour y passer nos derniers moments.

Comme c’est notre dernière nuit en forêt, les jeunes ont eu droit à quelques privilèges.

Dispensés de la majorité de leurs corvées, ils ont pris leur temps libre pour aller tous ensemble regarder le coucher de soleil sur le lac. Un beau moment de groupe !

Pour souper ce soir, ce sont les intervenantes qui ont cuisiné. De bonnes portions de steak accompagnées de pâtes à la crème et de légumes. Pour dessert, gâteau au fromage !

Et la vaisselle dans tout ça ? C’était la tâche des intervenant cette fois.

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2014-03-05: Quand l’expédition devient routine!

Moment spécial pour Félix...250 jours de bonheur! “RIEN D’AUTRE QUE DU BONHEUR POUR CES JEUNES…”

À cette étape de l’expédition, plus rien ne nous fait peur!

Chaque membre de l’équipe connaît son rôle et notre nouvelle routine quotidienne. Plus l’itinéraire avance, plus l’ambiance devient décontractée.

Mission de notre journée : quitter notre campement, de ‘Wet Lake’ vers le campement Craig.

En début de journée, après avoir enfilé quelques tranches de pain doré et du jambon cuit, le moment est venu de plier bagages. Nous avons ramassé l’ensemble de notre matériel et l’avons attaché sur les traineaux recouverts de bâches de plastique. Une fois bien ligotés, la prochaine étape était d’enfiler les harnais aux équipes de chiens pour le grand départ vers notre deuxième camp : ‘Craig’s camp’. Depuis le jour 1, l’aisance des jeunes à coopérer avec les chiens est phénoménale. Plusieurs d’entre eux commencent à connaître plusieurs noms de notre troupe de chiens.

C’est vers 9:30 que nous avons pris la route. Les conditions météorologiques étaient exceptionnelles. Un soleil scintillait au dessus de nos têtes, accompagné d’un ciel parfaitement bleu pour toute la journée. Les traineaux ont glissé sur 20 kilomètres aujourd’hui. Un parcours un peu moins exigeant qu’hier mais fabuleux. Probablement le plus féérique depuis le début. De belles grandes boucles ensoleillées, des sections plus étroites en forêt et de longues côtes escarpées. Les grandes descentes étaient un bon défi. Nous devions utiliser le frein au maximum pour garder le contrôle de nos embarcations. Même si la distance de 20 kilomètres peut sembler longue, la cadence du groupe était très stable ce qui nous a permis de prendre le diner directement à notre nouveau camp.

Au camp Craig, nous avons attaché les chiens autour des tentes pour ensuite manger un bon sandwich bien mérité. À tous les midis, une boisson chaude nous est servie avec notre lunch. C’est très réconfortant. Ce midi, nous avions le choix entre du cidre de pomme parfumé de cannelle ou du chocolat chaud.

Comme hier a été une journée plus physique, le fait d’arriver au camp en début d’après-midi a eu un effet positif sur le groupe. Nous avons passé du temps de qualité à l’extérieur tout en accomplissant nos tâches quotidiennes. Les rayons de soleils nous ont donné beaucoup d’énergie. Les jeunes vont tous très bien et sont très efficaces au cours des activités. Les guides de l’aventure adorent notre groupe. Seppe, notre chef d’expédition a pris le temps pour féliciter toute la gang pour les efforts accomplis durant les derniers jours. Pour nos trois guides, il n’y a pas de plus beaux cadeaux que de voir des jeunes heureux et d’accomplir les tâches pour le bon fonctionnement du campement. Peu importe ce qu’il faut faire, la participation est optimale.

Lorsque nous sillonnons les sentiers avec nos traineaux à chiens, une relation se bâtie avec notre partenaire. Pour une partie de la journée, nous partageons des moments à deux sur nos traineaux et discutons de divers sujets. Quand les traineaux sont stationnés, c’est en groupe que nous partageons. Soit durant notre travail quotidien ou durant des activités organisées par les intervenants.

Ce soir, nous avons fait notre second cercle de partage. Autour d’un feu de camp, chacun à tour de rôle nous ont partagé comment ils vivent leur expérience jusqu’à présent et ce dont ils sont le plus fiers. Nous sommes heureux d’apprendre que tous les jeunes adorent leur expérience jusqu’à maintenant.

C’est fou à quel point ça passe vite, demain sera déjà notre dernière nuit.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2014-03-04 : Jour 4 Une longue randonnée et la vie au campement

Mariana,Yeonathan et Benoit“Mariana,Yeonathan et Benoit”

Aujourd’hui, c’en était une bonne comme on dit!

Pas de doute, notre équipe est bien familiarisée avec l’ensemble de leurs nouvelles habitudes de vie. Fait marquant, ce matin était notre premier réveil en nature. Les anxiétés que certains avaient face à la nuit dernière se sont rapidement estompées car la plupart ont trouvé qu’il faisait vraiment chaud dans la tente et que le sommeil fût très récupérateur. Certains ont étés dérangés par les ronflements de notre guide Andrew qui ressemblaient beaucoup au son d’un tracteur. Pour accommoder le groupe, il dormira dehors ce soir!

Au menu pour déjeuner ce matin? Petites crêpes maison et saucisses nappées de sirop d’érable. Rien de mieux pour commencer la journée du bon pied!

Le plan pour la journée était très chargé et nos jeunes ont travaillé très fort. Rassurez-vous, ceux qui ont moins bien dormi hier soir, dormiront profondément cette nuit.

Après le repas, nous avons attelé les traineaux et formé les équipes pour partir à l’aventure. Nous avons voyagé sur une distance de 35 kilomètres sous une fine neige et une température avoisinant -15C. L’idéal! Ni trop chaud, ni trop froid. La route était assez difficile. Beaucoup d’ascensions devant nous. Pour donner un coup de main aux chiens, nous devions parfois descendre du traineau et courir derrière pour réduire le poids à tirer par les chiens et pour améliorer la cadence du voyage. Sinon, notre équipe canine parvenait à monter mais plus difficilement.

Les sentiers différaient au fur et à mesure que nous avancions dans notre itinéraire. Parfois des plateaux, d’autres fois à l’orée d’un lac ou même sur des passages très serrés dans la forêt.

De retour en campement, vers la fin d’après-midi, nos tâches quotidiennes attendaient notre équipe. La première chose que nous faisons quand nous arrivons est d’attacher les chiens pour la nuit. Il faut les nourrir, leur donner à boire et les féliciter pour tous les efforts qu’ils ont faits pour nous durant la journée.

Notre campement est composé de 3 tentes. La plus grande, celle des garçons, est munie d’une cuisinette. Quotidiennement, une équipe de quatre jeunes sont en charge de faire la cuisine et la vaisselle. C’est à l’aide de poêles au propane qu’ils ont fait cuire le poulet et les légumes de notre souper de ce soir. Nous mangeons bien et les portions sont généreuses!

Dans nos tentes, puisqu’il y a des poêles à bois, une partie de l’équipe doit couper des bûches pour chauffer nos espaces de vie adéquatement. Il y a des participants, encadrés par un guide, qui partent en forêt abattre des arbres. Avec leur travail, nous sommes certains d’avoir un stock de bois adéquat pour que les guides chauffent le poêle toute la nuit.

Demain, nous quitterons notre campement actuel pour un autre. La journée devrait être moins exigeante que celle que nous venons de passer. En souhaitant que le repos de cette nuit soit récupérateur!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-03 Jour 3 Que l’aventure commence!

DSC_8406-001 “PREMIÈRE ÉQUIPÉE EN TRAINEAU À CHIENS”
Nous y voilà! Le jour tant attendu.

Il y a des matins où nous avons plus envie de se sortir du lit que d’autres… Ce matin en était un! À 7:30 nous nous sommes rejoints pour le petit déjeuner à l’hôtel. Une heure plus tard, un autobus scolaire nous attendait en direction de notre lieu de départ, le chenil de Chocpaw Expeditions.

Arrivés sur les lieux, suite à une petite balade de 30 minutes, c’est un rassemblement de plus de 383 chiens qui nous attendait. Vraiment, vraiment, vraiment très impressionnant. Comment faire pour ne pas s’accrocher un sourire au visage à la rencontre de la meute.

Dix équipes de deux se sont formées incluant les guides. Nous sommes donc un grand total de vingt à vivre l’expédition de traineaux à chiens dans le parc Algonquin jusqu’à vendredi. Nous avons 10 traineaux et tout près de 80 chiens pour les atteler. Nous transportons absolument tout avec nous : nos vêtements pour la semaine, la nourriture pour nous et pour les chiens, du matériel médical, le matériel photo, etc. Ça fait beaucoup même si nous essayons de voyager le plus léger possible, mais ce qui demeure le plus impressionnant, c’est le travail qui est accompli par les chiens parce qu’après tout, c’est eux qui transportent l’ensemble de notre matériel sur d’aussi grandes distances.

En ce début d’expédition, notre responsabilité à nous tous, c’est d’établir rapidement une complicité avec les chiens. C’est primordial. Il faut les encourager, leur parler poliment et prendre du temps pour les câliner. Oui, il peut arriver que les chiens désobéissent et qu’il faille hausser la voix mais de façon générale, notre équipe canine est très disciplinée et performante. Lorsque la notion de respect et de confiance est bien établie, il y a un lien fort entre les chiens et ses équipiers faisant en sorte que tout se déroule à la perfection… ou presque!

Pour notre première journée en traineau à chiens, nous avons parcouru près de 30 kilomètres durant une période d’environ quatre heures. Nous avons pris le repas à mi-parcours. Une bonne soupe chaude et un sandwich nous ont fait un grand bien pour poursuivre la deuxième partie de notre route. Aux dires de notre guide d’expédition, la cadence a été excellente pour un groupe de 10 traineaux. Nous effectuons donc un parcours sans faille jusqu’à maintenant.

Vers 14:00, nous sommes arrivés au campement où nous logerons pour les deux prochains jours. Les installations sont géniales! En gros, il y a trois tentes. Une pour les garçons, une pour les filles et une pour l’équipe technique. Ne vous inquiétez pas, elles sont munies d’un poêle à bois ce qui fait en sorte que nous serons au chaud durant les nuits à venir. C’est une excellente nouvelle parce que cette nuit, il fera sous les -25C.

Et les chiens dans tout ça? Et bien ils dorment à l’extérieur sur un lit de paille. Ils ont l’habitude, ils se reposent toute l’année dehors. Soyez-en assurés, toute la gang fait le maximum pour leur donner une bonne dose d’amour, bien les nourrir et les abreuver. Avant la nuit, nous irons leur faire un lit de paille pour bien les tenir au chaud.

On peut dire que l’équipe entière est en train de bien s’approprier les lieux et la vie au campement. Toute l’après-midi, la gang a participé aux différentes corvées nécessaires au bon fonctionnement de leur nouvel environnement. Une partie des jeunes et des guides ont préparés un très bon souper. Pour la fin de la soirée, ce sera feu de camp et préparation de la première nuit!

Dans le récit d’aventure de demain, nous entrerons en détail dans les diverses tâches quotidiennes que nous devons effectuer pour que tout se passe à merveille. Jusqu’à maintenant l’expérience est A+ pour tous. Yessss!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-02: Jour 2 Les préparatifs

DSC_7906“PÉRIODE DE RÉCHAUFFEMENT AVANT LE DÉPART EN RAQUETTES”

La deuxième journée de notre aventure est celle ayant permis à l’ensemble de notre groupe de faire les préparatifs de notre grande expédition.

Tôt ce matin, après avoir enfilé le petit déjeuner, les vêtements de randonnée ont été distribués à toute la gang. Les responsables du groupe, Michel et Catherine, nous ont initiés à l’utilisation adéquate des vêtements techniques lors de sorties en plein air. Par la suite, il était grand temps de sortir à l’extérieur et profiter du grand air Ontarien !

Tout l’avant-midi, nous nous sommes baladés en raquettes, sur le lac Bernard, situé tout près de notre hôtel. L’activité idéale pour se dégourdir les jambes en vue du départ de demain pour cinq jours en forêt. Point de vue météo, nous ne pouvions pas espérer mieux. Un soleil radiant, un beau ciel bleu et une température clémente. Lors de notre balade, nous avons profité de l’occasion pour discuter, s’amuser et dépenser notre énergie.

Pour le diner, nous sommes revenus à notre hôtel, le Northridge Inn. Mike et Brenda, les propriétaires, étaient prêts à nous servir une bonne soupe chaude et de bons sandwichs. On ne peut passer à côté de l’excellent service qu’ils donnent à toute notre équipe. S’il y a quoi que ce soit, rien n’est un problème. En plus, les lits sont très confortables!

En début d’après-midi, nous avons poursuivi les préparatifs avec la distribution et la gestion du matériel relié aux bagages d’expédition. Une session de démonstrations était faite pour informer l’équipe des meilleures façons d’optimiser l’espace dans leur sac de randonnée et surtout, apporter avec eux les éléments nécessaires à la réussite de la randonnée en traineau à chiens. L’inspection de tous les sacs a été faite par les intervenants pour s’assurer que tout le monde ait l’ensemble du matériel requis.

L’après-midi était un peu plus relax mais ces étapes de préparation étaient primordiales. Une fois les sacs préparés et approuvés, certains ont savouré les rayons de soleil de cette belle journée et d’autres ont passé un bon moment autour du jeu Monopoly.

Tout juste avant de prendre le repas du soir, nous avons fait un cercle de discussions, sans conteste, ce fut le moment le plus émouvant de la journée. L’idée était que tous, sur une base volontaire, prennent la parole à tour de rôle pour nous raconter ce qui les a poussé à prendre part à cette grande aventure. Il faut souligner que nous avons un groupe qui a une force extraordinaire. L’ouverture des jeunes a été éloquente. Les raisons qui poussent les jeunes à participer à la randonnée diffèrent énormément mais se rejoignent à la fois… S’amuser au maximum, se faire de nouveaux amis, se dépasser, regagner la forme physique, sortir de leur zone de confort, devenir plus autonome, discuter de la maladie avec des gens ayant vécu les mêmes douleurs, remplir leur vie de moments positifs en nature, etc. Bref, nous avons eu une discussion à cœur ouvert, touchante, mais très positive, pour l’ensemble du groupe. Nos jeunes en rémission de cancer sont de vrais petits guerriers!

Il y a eu le souper suivi d’une conférence sur le traineau à chiens donnée par l’équipe de guides de Chocpaw Expeditions qui s’ajouteront à notre groupe à partir de demain. Ils guideront l’aventure et nous montreront les rudiments du chien de traineau.

En gros, une journée remplie d’activités et de préparatifs pour partir sur une bonne note demain matin. Parce qu’il faut se le rappeler, le moment tant attendu sera à notre réveil. Nous sommes prêts, nous avons hâte!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2014-03-01: Jour 1 Ça y est, le grand jour est enfin arrivé!

1656271_354112678060863_1228045368_n“LE GROUPE FAIT CONNAISSANCE”

Au menu cette semaine : la tant attendue expédition en traîneau à chiens au Parc Algonquin ainsi que ses préparatifs.

En ce premier mars, c’est à 8:00 du matin que la majeure partie de l’équipe de responsables et de participants s’est rassemblée à Montréal pour notre départ vers l’Ontario.

Aussitôt en place dans l’autocar, les liens entre les jeunes et le reste de la gang commencèrent à se tisser à un rythme phénoménal. Tous issus de parcours et milieux différents, c’est autour de jeux de cartes, de rires et de blagues que les discussions s’enclenchèrent.

Au total, notre groupe est composé de 11 jeunes participants, une docteure, un infirmier, un psycho éducateur, un photographe rédacteur et les deux facilitateurs de la Fondation Sur la pointe des pieds. Lors de notre sortie en traineau à chiens,nous aurons un encadrement supplémentaire par des guides expérimentés dans ce type de randonnées.

Il ne faut pas se le cacher, aujourd’hui, le cœur de notre journée consistait à faire de la route. Nous avons été à bord du véhicule tout près de 8 heures… Soyons honnêtes, la gang commençait à avoir hâte d’arriver vers la fin du parcours.

Mais la bonne nouvelle! Nous sommes tous arrivés à bon port et l’ambiance est géniale.Tout le monde a participé au transport des bagages vers les chambres et a pris le temps de s’installer avant d’aller manger quelques morceaux de pizza.

Nous avons fait quelques activités pour apprendre à se connaître un peu plus. Il ne faut pas oublier que le tout se fait en français et en anglais étant donné que les jeunes proviennent de partout au Canada. Donc les anglophones apprennent le français et vice versa!

Pour les deux premiers jours de l’expédition, nous logerons u Northridge Inn. Les lieux sont chaleureux et l’ensemble du groupe apprécie la qualité des installations.

Demain sera notre dernière nuit à l’hôtel avant le départ officiel pour l’aventure en traineau à chiens. Nous sommes tous bien excités que l’aventure commence!

Dave Jean, blogueur et photographe

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2013-08-18: AU-REVOIR !

Dernières accolades avant la séparation
“Accolades avant la séparation”

Ce fut une longue journée de voyage pour tous. Partis de Cochrane vers 7h30, il suffisait d’une heure et demie de route pour joindre l’aéroport de Timmins où tous les bagages durent passer par la sécurité. Avec un pareil groupe et autant de matériel, mieux vaut s’y prendre à l’avance.

Tranquillement, le groupe commença à s’égrener. Laurence fut la première à quitter seule pour Québec. Une fois à Toronto, ce fut au tour de Daniel, Sancia, Naila et Hannayah de prendre la bretelle. La majorité du groupe avait pour aéroport final Montréal et poursuivait ensuite en voiture. Seuls Matthew, Louis et Gil continuèrent leurs routes respectives par la voie des airs.

Comme c’est toujours le cas après une expérience forte, intense et enrichissante, chacun était habité de sentiments contradictoires : la joie de revoir les siens et la peine de quitter ses nouveaux amis.

Que l’on se revoit ou pas, les visages et les sourires de ces partenaires d’aventure auront influencé positivement notre vie. Et chaque fois que nos routes se croiseront à nouveau, ce sera perçu comme un moment de bonheur.

Bonne route les amis. Puissiez-vous toujours garder le vent dans le dos.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2013-08-17 RETOUR À LA CIVILISATION

8034wEt dire que ces jeunes se connaissent depuis moins de deux semaines

Bien que le réveil matinal ressemblait un peu à ceux des derniers jours en plein air, le reste de la journée s’annonçait très différent puisqu’un bus allait apporter toute l’équipe à la petite ville de Kapuskasing (8 000 habitants) pour le lunch.

Une fois sur place, en attendant les commandes de burgers, hot-dogs, poutines et frites, certains visitèrent le musée local, d’autres les toilettes du Tim Horton.

C’est fou comme un tel séjour vous fait apprécier des modernités que l’on prend autrement pour acquis.

Un autre 118 km plus loin, la ville de Cochrane (5 000 habitants) abritera le groupe pour la nuit.

Ce fut avec grand plaisir que les membres retrouvèrent leurs effets personnels (vêtements de ville propre, parfum…) et prirent de longues douches bien chaudes avant de se donner rendez-vous pour un ultime souper ensemble.

Demain, ce sera un levé tôt (vers 6h) et une longue journée de déplacement pour retourner à la maison et retrouver les siens.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-16 FIN DU PARCOURS

7924wdernier portage de l’aventure

Légère erreur au titre de la chronique d’hier puisqu’il restait bien encore un campement à la fin du trajet, cette fois par contre, dans un vaste champ avec des roulottes de camping comme voisin. En somme, un premier contact avec la civilisation en 8 jours.

Mais auparavant, il fallait compléter le voyage. Pour cette dernière section de rivière, le temps était à nouveau au beau fixe. La troupe devait quand même pagayer un autre 21-22 kilomètres, mais dans ces conditions idéales, le trajet n’a posé aucune difficulté.

De plus en plus autonomes, les jeunes prennent maintenant en charge l’embarquement des bagages dans les bateaux et la navigation elle-même.

Comme le rythme était soutenu, la bande a pu s’arrêter pour luncher à l’ombre et piquer un plongeon en route histoire de se rafraîchir un peu par cette journée sans l’ombre d’un nuage.

C’est aux abords d’un pont que l’équipage a retiré les embarcations de l’eau pour une dernière fois. Il suffisait ensuite de porter l’équipement sur environ 200 mètres jusqu’à une clairière ayant anciennement servi de camp pour les bûcherons. Pour la première fois de l’expédition, les aventuriers apprécièrent pleinement les vertus de leur filet à moustique.

Comme la section plein air tirait à sa fin, les organisateurs ont repassé les grands moments de cette aventure en groupe et demandèrent ensuite à tous de partager la signification d’un mot qui résumait leur voyage. Visiblement, chacun en a retiré beaucoup et en gardera des souvenirs impérissables qui influenceront positivement le reste de leur vie.

Bien qu’il reste encore plus d’une journée d’activités communes, les membres de l’expédition commencent à ressentir les émotions partagées qu’engendre à coup sûr ce genre d’expérience de groupe intense et unique.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-15 DERNIER CAMPEMENT

7779wUne équipe de pêcheurs du tonnerre

Après une journée complète de repos, tout le monde avait hâte de reprendre la route de bon matin. Maintenant que les piles sont rechargées à bloc, le groupe prévoit compléter la plus longue section du trajet, soit 25 kilomètres. Comme les participants ont pris du galon, les organisateurs décidèrent de former des équipes de canotage composées uniquement de jeunes afin qu’ils puissent peaufiner les techniques apprises lors de l’expédition. Après quelques ajustements, toutes les embarcations suivirent le rythme imposé par les leaders.

Comme la crue de la rivière était gonflée par les récentes averses abondantes, les canoteurs avançaient à bonne vitesse et, en l’absence d’aire d’arrêt intéressant, ont opté pour un lunch flottant.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

Le camping, lové sur un minuscule îlot, fut rejoint en temps et une fois le camp installé, plusieurs ont voulu profiter de la dernière soirée sur la rivière pour aller taquiner le poisson. Résultats : cinq poissons avant le souper, quinze après. Une superbe pêche et un repas plein de promesse pour le lendemain.

Comme c’était l’anniversaire de Catherine, au souper, les guides ont préparé un succulent dessert au chocolat que tous dégustèrent avec grand plaisir. Une bien belle façon de passer cette ultime soirée en camping.

Demain, déjà, ce sera la fin du parcours sur la rivière Missinaibi et le coucher à l’hôtel.

2013-08-14 UN CHOUIA DE FARNIENTE

7606w Les grands gagnants du concours de château de sable

Le ciel est demeuré magnifique pendant toute la journée de repos. En bonus, un petit vent tenait les moustiques au rancard. Le timing n’aurait pu être meilleur puisque la troupe a pu en profiter pour bien faire sécher l’équipement resté humide depuis plusieurs jours.

Une fois les tâches principales accomplies, chacun a su profiter du temps libre afin de jouer aux cartes, au Frisbee, pêcher ou simplement relaxer en jasant avec les nouveaux amis.

Histoire de bien profiter de la plage, un concours de château de sable a même été mis sur pied et a permis aux artistes en herbe (ou plus précisément en sable) de s’exprimer.

Julie et Cailin nous ont gâtés au repas du soir avec des pizzas cuites au feu de bois, des brioches à la marmite et du thé chaï. Chaque jour, les deux guides nous ont d’ailleurs épatés par la diversité, le goût et l’équilibre alimentaire des repas. Seul des professionnelles aguerries peuvent ainsi nourrir 19 personnes pendant 8 jours en pleine nature.

C’est donc une troupe reposée, nourrie, bien au sec, propre et gonflée à bloc qui reprendra la rivière demain matin pour compléter les deux dernières sections du parcours.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-12 DE L’ENFER AU PARADIS

2063w
Matthew a pris un coup de vieux

Il faut, semble-t-il, avoir le courage de changer ce que l’on peut et la sagesse d’accepter ce que l’on ne peut pas. Visiblement les membres de l’expédition ont déjà appris à appliquer cette philosophie de vie, car il a fallu une bonne dose de courage à la troupe ce matin pour s’extirper du confort des vêtements secs et chauds, et revêtir les vêtements de jour encore froids et humides de la veille.

Néanmoins, l’humeur était à la fête et la blague, ce qui prouve que ces jeunes possèdent la véritable fibre des aventuriers.

En quittant les rapides St-Peter, deux petits courants de classe 1 attendaient les canoteurs, histoire de les réchauffer un peu. En quelques minutes de pagayage, tout le monde était à nouveau confortable malgré l’humidité ambiante.

Ce fut ensuite un court portage à la hauteur de Split Rock Falls (où certains en ont profité pour jouer allègrement dans la mousse de rivière), puis une douzaine de kilomètres d’eau calme où l’on en profita pour luncher sur l’eau tous accrochés les uns aux autres à la manière d’un immense raft.

Un autre petit rapide menait ensuite tout près de Thunder Falls, impossible à traverser en canot, même par les experts. Ce fut donc un autre très court portage de tout le matériel avant de rembarquer une dernière fois afin de simplement traverser la rive et retrouver le camp de base qui servira cette fois pour deux nuits consécutives.

Comme la bande arriva au campement, le soleil refit finalement son apparition, ce qui permit à tous de monter leur tente au sec et de tendre des cordes afin de faire sécher l’équipement qui en avait grandement besoin.

Ce fut donc la relaxation, certains en faisant un brin de toilette, d’autres en taquinant le poisson.

Après le repas, les organisateurs réunirent les jeunes pour un moment d’introspection sur les expériences vécues lors des derniers jours et de réflexion sur les jours à venir. Le reste de la soirée s’est dérouler à faire griller des guimauves et jouer au Loup-garou (jeu de société) autour du feu de camp allumé avec succès par Matthew et alimenté par tous.

Demain, ce sera la grasse matinée puisque la journée se déroulera entièrement au camp.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-12 NATURE HOSTILE

1810wJeremy se croit au rodéo

La descente des canots allèges qui n’avait pas pu avoir lieu la veille était au programme ce matin pour débuter la journée. Chacun avait le choix de vivre l’expérience ou non puisque les bagages étaient déjà de l’autre côté des rapides.

Comme il était à prévoir, plusieurs l’on échappé bel et malgré la difficulté du passage, une seule équipe a bu la tasse. Les deux canoteurs ont prestement été remis au sec par les autres membres de l’expédition et tous ont pu poursuivre la route aussitôt les embarcations chargées.

Après une courte section de pagayage tranquille, il a fallu s’occuper d’un long portage des canots et de tout le matériel sur 1.5 km. Cette épreuve d’endurance physique et mentale a bien démontré la force de caractères de ces jeunes et tous se sont pliés à l’exercice de bonne foi malgré la pluie qui, encore une fois, est venue détremper le sentier.

Fatigués, les participants ont avalé un lunch bien mérité avant de reprendre la route sous la pluie pour une autre courte section qui comprenait une assez longue et tortueuse section de rapide que toutes les équipes passèrent haut la main.
Avant d’arriver, il suffisait de traverser une ligne de courant et de compléter un très court portage qui paraissait bien facile après le marathon matinal.
Après cette journée bien remplie, tout le monde avait bien hâte de se mettre au sec et de casser la croûte, ce qui fut compliqué par une incessante pluie accompagnée d’un vent très frais.

Il semble bien que demain, les aventuriers devront revêtir à nouveau des vêtements trempés pour débuter la journée, mais une fois bien reposé, bien nourri, bien hydraté et réchauffé par le transport des bagages, tout rentrera rapidement dans l’ordre.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-11 QUATRE SAISONS EN UN JOUR

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Douche rapide

Après une journée radieuse la veille, c’est une température en dent de scie et l’occasion de pratiquer les techniques de récupération d’une embarcation renversée apprises au départ qui attendaient la troupe aujourd’hui.
En effet, à la descente de l’un des rapides, Daniel et Gil ont grimpé malgré eux sur un rocher immergé. Résultat, le canot s’est pris de travers dans la vague et les deux canoteurs se sont retrouvés l’eau. Pendant que Daniel descendait les rapides accroché au canot, Gil s’est dirigé vers la rive à la nage. En deux temps, trois mouvements, Julie et Cailin récupéraient Daniel et le canot, les autres repêchaient les bagages tombés à l’eau et Gil atteignait la rive. Ni peur, ni mal… mais deux canoteurs tout propres, toute une équipe un peu plus expérimentée et une nouvelle anecdote à raconter.
Bien qu’ayant débuté sous un ciel immaculé, c’est au moment précis du premier portage que s’est pointé l’orage.

Le déplacement des bagages et des canots sur 175 mètres a donc du se faire sur un terrain détrempé et boueux, mais tout se passa tout de même à merveille et le soleil s’est remis à briller.

À peine un kilomètre plus loin, le deuxième portage de la journée s’est à nouveau déroulé sous les orages. Cette fois, il fallait porter les bagages sur 200 mètres (sur un joli sentier) jusqu’au camp pour la nuit, mais pas les canots. Le plan initial voulait que les canoteurs passent leurs embarcations par les rapides (sans bagages) jusqu’au camp, mais l’insistance des averses en a décidé autrement. Ce sera donc partie remise pour demain.

Le reste de la soirée s’est déroulé comme à l’accoutumé avec le partage des tâches, le repas, les jeux et les échanges. L’adage qui dit qu’un inconnu est un ami que l’on n’a pas encore rencontré prend ici son sens le plus profond.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-10 JOURNÉE DE RÊVE

1393w on se paie un beau rapide

Par définition, l’aventure comporte des éléments de surprise. Aujourd’hui, on peut dire que la journée fut une suite d’heureuses surprises.

Après la journée humide, venteuse et fraîche de la veille, l’équipe a eu droit à un soleil radieux et une chaleur parfaitement équilibrée par la brise. De plus, le trajet traversait plusieurs petits rapides ayant fourni la juste dose d’adrénaline aux jeunes canoteurs. Les guides Julie et Cailin demeuraient à l’affût en cas de besoin, mais les jeunes ont tous fait preuve de sang-froid et ont su appliquer la théorie apprise au départ ainsi que les conseils prodigués en cours de route par les experts.

Les quelque 23 kilomètres prévus pour cette section ont donc passé comme un charme et l’équipe est arrivée au campement assez tôt pour pouvoir profiter de la vue exceptionnelle, de la superbe luminosité et du petit vent chasse-moustique pour bien faire sécher le matériel. Tous en ont profité pour faire un brin de toilette à même le lac et certains n’ont pas pu résister à l’envie de titiller le poisson.

On tant que journée de plein air, on peut ici parler d’une note parfaite.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-09 LE GRAND DÉPART

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Après tous ces mois d’attente et de préparation, ce fut enfin le grand départ pour l’expédition ce matin.

Une fois les dernières directives données, chacun aida au chargement des canots. Une expédition en autonomie complète pour un groupe de 19 personnes demande un grand nombre de victuailles et de matériels.

Ensuite, des équipes de deux ou trois se sont formées pour la journée. À chaque jour, de nouvelles équipes se formeront afin de faciliter la cohésion complète du groupe.

Les premiers kilomètres se sont déroulés sur la lac Missinaibi. L’eau calme du début à laissé place à une bonne vague dans le corridor de vent. Tout se passait très bien jusqu’au moment où une petite tempête brève, mais assez puissante est venue clouée l’équipage à la rive pour une vingtaine de minutes juste après le lunch.

Comme il fallait s’y attendre, ce grain laissa place à une alternance du temps plus clément pour la première section de rapides (niveau 2).
Toutes les équipes prirent grand plaisir à traverser ce passage et aurait bien aimé un peu plus de sensation lors des deuxièmes rapides qui eux n’étaient que de niveau 1.

Après ces moments d’excitation, il ne restait que 5 kilomètres d’eau calme sur la rivière Missinaibi avant d’installer le camp pour la nuit. En tout, la troupe aura pagayé plus de 20 kilomètres. Une fois au camp, tout le monde était bien fier de prendre des vêtements secs, de faire sécher ses habits humides et de prendre un bon repas chaud. La nuit risque également d’être des plus appréciées car il faut recharger les piles pour une autre journée exigeante demain.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

2013-08-08 INITIATION AU CANOTAGE

1117wOn se mouille pour la cause

La pluie de la veille a laissé place à un ciel généralement ensoleillé pour cette journée d’initiation aux techniques de canotage.

Après un copieux déjeuner, les expertes en canot ont enseigné leur savoir-faire aux jeunes. Tout d’abord, familiarisation avec l’équipement : veste de flottaison individuelle ou VFI, casque pour les rapides et pagaie. Ensuite, le canot lui-même et ses techniques de portage. Une fois les canots tous au bord du lac, ce fut le tour des différentes techniques de pagaie. Après l’enseignement, le véritable plaisir commença puisque les initiés ont eu tout le loisir de mettre en application leurs nouvelles connaissances. Et pour terminer la leçon, tout le monde s’est mouillé afin de pratiquer les méthodes permettant de récupérer d’un chavirement.

En après-midi, les organisateurs ont remis le reste du matériel d’expédition aux participants et les ont aidés à constituer leur sac de jour (canotage) et leur sac de soirée (camping). Le reste des bagages ira sagement nous attendre à l’hôtel où nous dormirons au retour.

Comme le programme de la journée s’est bien déroulé, plusieurs volontaires se sont permis une partie d’Ultimate Frisbee avant l’heure du souper.

Tout de suite après avoir mangé et fait la vaisselle, tout l’équipement s’est fait entasser dans les véhicules servant à couvrir la dernière heure de route séparant la troupe du point de départ de l’expédition. Une fois sur place, juste le temps de débarquer les canots et l’équipement avant de monter les tentes et se préparer pour la nuit.

Demain, le véritable périple débute.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2013-08-07 FORMATION DU GROUPE

6028wLes participants et l’équipe de la Fondation août 2013

La veille, à Montréal, l’équipe de l’expédition de canot-camping des 14-18 ans sur la rivière Missinaibi commençait à se former. Tour à tour les participants, quelques parents et les organisateurs sont arrivés au Sheraton près de l’aéroport. Pour certains, il s’agissait de retrouvailles heureuses, pour les autres, le début de nouvelles amitiés.

Après un agréable repas au resto de l’hôtel, tout ce beau monde est allé prestement dormir puisqu’il fallait se lever à 4h du matin afin de prendre le vol vers 6h15 pour Timmins, Ontario. Pendant l’escale d’une heure à Toronto, trois autres membres se sont joints au groupe. Le dernier participant rejoignait le reste de la troupe directement à l’aéroport de Timmins.

Une fois complet, le groupe a rapidement transféré sa montagne de bagages dans l’autobus sous la pluie. Une quinzaine de minutes plus loin, ce fut un petit arrêt chez Mike’s, puis la route (environ 3 h) vers le campement de Racine Lake où toute la troupe se préparera (entrainement et matériel) pour l’expédition sur la rivière.

Une fois sur place, ce fut l’attribution des lits pour la nuit et la distribution et l’explication sur la l’utilisation adéquate du matériel prêté par la Fondation. Pendant ce temps, les guides de Missinaibi Headwaters Outfitters préparaient un excellent repas de poisson… et saucisses pour certains. Au dessert, les organisateurs avaient un petit devoir d’introspection pour les participants et, simultanément, l’équipe en charge tenait sa première réunion terrain sur le déroulement des prochains jours.

Les premiers contacts nous permettent d’anticiper une expédition des plus enrichissantes pour tous. La motivation et le moral sont optimums. Demain, se sera l’initiation aux techniques de canotage et la préparation pour la véritable aventure.

Gil Thériault, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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