2014-07-16 : ÉPILOGUE

11 - Groupe!Groupe!

Les aéroports m’ont toujours fasciné; ce sont des endroits emplis d’émotions. On y assiste à des au-revoir déchirants mais aussi à des retrouvailles fabuleuses. Notre passage n’est pas sans échapper à cette règle. Les jeunes quittent un à un, s’enlacent, se promettent de se revoir, chérissent leurs nouvelles amitiés. On voit bien dans leurs yeux que, du même coup, ils sont très heureux de retrouver parents et amis. On leur souhaite tout le bonheur du monde!

Avant de terminer ce dernier billet, je m’en voudrais de ne pas adresser un titanesque merci à l’école Écomaris et l’équipage du Roter Sand qui nous a permis de vivre une expérience inoubliable : Capitaine Roger Huet, première officière Ariane Tessier-Moreau et officier Jean-Baptiste Favier. La Fondation vous retrouvera avec plaisir dans quelques semaines pour notre deuxième expédition, cette fois-ci avec de jeunes adultes.

Merci de nous avoir suivi et à une prochaine aventure!

TEXTE ET PHOTOS : J-CHARLES FORTIN

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2014-07-15 : COMME UNE ODEUR DE FIN…

14 - Cheers!Cheers!

Quel joli réveil… C’est au son de la douce voix de Catherine que nous quittons les bras de Morphée. S’accompagnant à l’ukulélé, elle entonne la pièce Acapulco de Bernard Adamus pour nous tirer d’un sommeil réparateur.

Il règne sur le bateau une ambiance bon enfant en cette dernière journée d’expé. On vide la table du déjeuner en compagnie de Serge Gainsbourg et de son obscur album Aux armes, etc., un opus reggae méconnu mais sublime. Plusieurs habitants de Summerside viennent nous saluer avant notre départ. Il semble que notre présence ait été signalée dans les medias sociaux. On avance même que nous y sommes aussi populaires que leur festival du homard qui bat son plein.

Nous quittons l’île-du-Prince-Édouard afin de traverser le passage Abgweit et ainsi nous rendre à notre destination finale, Shediac au Nouveau-Brunswick. On navigue d’abord à voile sous des vents sud-ouest de 20 nœuds mais nous devons naviguer à voile et à moteur pour la deuxième partie de la traversée. En effet, les vents ne nous poussent pas dans la bonne direction. Si certains sont ouverts à ne pas rentrer à bon port et à poursuivre l’expérience encore quelque jours (au moment d’écrire ces lignes, j’entends justement Camille raconter que le bateau, c’est un peu comme son 2e chez-soi…), d’autres sont satisfaits et ont bien hâte de revoir leurs proches afin de leur raconter nos péripéties.

L’une des meilleures douches de l’univers nous attendait au Shediac Harbour… à tout le moins, pour la première moitié du groupe qui ont bénéficié d’eau chaude… Comme il est bon de nous débarrasser de notre odeur de moussaillon! De surcroît, on sort en ville pour notre dernier souper ensemble. Quoi de mieux qu’un restaurant de fruit de mers pour célébrer cette croisière épique?… (Sur une note bien personnelle, je dirais qu’il manquait à ce repas 1 ou 2 coupes de pinot gris, mais, bon, les expés de la Fondation sont bien évidemment sèches…). Benoît Cormier, un ancien participant originaire de Shediac, se joint à nous pour le repas. En moins de 2, il fait partie de la troupe.

De retour au bateau, l’atmosphère est résolument à la fête. Des locaux plongent du quai près du Roter Sand. Benoît, qui connaît bien cette coutume locale, entraîne nos jeunes dans la danse. Tomas, Justen et Alex N oseront sauter à l’eau, non sans avoir longuement hésité considérant les méduses qui baignent à proximité. Plusieurs dizaines de spectateurs, locaux et touristes, assistent à la scène; ça rit, ça crie, ça applaudit, ça jubile.

Le crépuscule ramène nos jeunes à bord. On se permet une soirée cinéma, profitant du projecteur et de l’écran géant qui était à bord. À l’image du générique de fin, on sent bel et bien que notre périple achève à entendre les conversations qui ont cours.

Mais est-ce vraiment une fin? Oui, ne soyons pas dupes, notre expé est bel et bien sur le point de se terminer. Qu’importe, je crois qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un nouveau départ. On met les voiles vers de nouveaux chapitres de nos vies respectives, dorénavant gréés de nouvelles forces et délestés de certains poids.

Allez groupe, on largue les amarres, chacun dans sa barque cette fois-ci. Et bon vent les jeunes! Merci pour l’énergie que vous nous insufflez. Merci pour les leçons de courage et de résilience que vous nous servez. Merci pour tous ces rires, tous ces moments de complicité. Vous allez me manquer.

J-CHARLES

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2014-07-14 : COMME UNE ODEUR DE RÉUSSITE…

3 - The Crew! The Crew!

Notre deuxième nuit de navigation fut au moins tout aussi sublime que la précédente. De prime abord, nous avons été graciés par un lever de lune magique émergeant de la mer. Les étoiles se sont ensuite présentées à nous, une à une, scintillant d’un feu qui guide et rassure les navigateurs depuis des temps immémoriaux. Une série de lumières dansantes marquaient aussi l’horizon; il s’agit d’un ancien système de télécommunications outre-mer constitué d’une myriade d’antennes reliées par un câble sur la côte néo-écossaise du détroit de Northumberland. Mais surtout, l’équipe du premier quart de travail a pu assister au passage d’une météorite dans un ciel de charbon. On les envie!

De forts vents venus du sud accompagnent le lever du soleil. La mer se dresse et se fracasse de tous bords tous côtés, parfois en vagues triangulaires, parfois en vagues déferlantes de 2 mètres de haut. Disons-nous les choses telles qu’elles sont : ça brasse pas à peu près…et le déjeuner de quelques uns se retrouvera à la mer plus vite que prévu… Le Roter Sand nous amène par la suite à passer sous le pont de la Confédération, le plus long ont au pays; celui-ci s’étale sur les 14 kilomètres qui séparent le Nouveau-Brunswick de l’île rouge du golfe, célèbre pour ses pommes de terre…

Nous arrivons en milieu d’après-midi à notre destination du jour, Summerside, une petite ville de l’Île-du-Prince-Édouard. Mine de rien, nous aurons touché à quatre provinces différentes au cours de ce périple, une première pour la Fondation. Une fois amarré au quai public, nous bénéficions d’un bloc de 2 heures de temps libre avant le souper. Les adultes partent pour l’épicerie tandis que les jeunes en profitent pour déambuler sur la promenade côtière et manger de la crème glacée.

Noter soirée est marquée du moment le plus fort de notre voyage. En effet, ce mardi sera notre dernière journée de navigation et il est prévu d’aller souper au resto. Conséquemment, nous choisissons de tenir notre cercle de partage dès ce soir. Il s’agit d’une tradition qui marque les expéditions de la Fondation. Les participants, jeunes comme adultes, sont invités à identifier ce qu’ils retiennent de leur expérience et à partager avec tous et chacun les raisons qui sous-tendent ce choix. On parle de plaisirs. On parle de nouvelles connaissances. On parle de nouveaux amis. On parle de capacité à décrocher. Mais surtout, on parle d’une plateforme qui permet d’échanger avec des semblables, des jeunes qui ont un vécu commun, des jeunes qui comprennent sans qu’on ait besoin de dire. Des mots qui en disent long sur l’état d’âme des membres de notre groupe. Les yeux sont humides, mais les cœurs sont légers.

TEXTE ET PHOTOS : J-CHARLES FORTIN

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2014-07-13 : AU REVOIR LES ÎLES!

2 - Le Roter Sand à quaiLe Roter Sand à quai

Au final, il ne nous aura fallu que très peu de temps pour prendre le rythme des Îles-de-la-Madeleine. Initialement prévu pour 8h30, notre départ a d’abord été repoussé à 9h30, puis à 10h30 puis à 11h. C’est finalement à 11h21 que nous larguons les amarres, capitaine Roger effectuant une superbe manœuvre pour contrer le vent qui nous poussait à quai. Plaisanciers nautiques et badauds de tout acabit présents à la marina lui ont d’ailleurs servi une bonne main d’applaudissement. (Dans le même ordre d’idée, j’aimerais aussi profiter de l’occasion pour me remercier publiquement pour mon très excellent muesli aux bananes que tous ont apprécié au déjeuner de ce matin; il était presque aussi bon que ma costarde de bananes d’il y a 3 jours à ce qu’on m’a dit.)

La réputation de l’archipel du golfe n’est pas surfaite… Un fort vent bouscule violemment la mer lorsque nous quittons. Des vagues de 2 mètres se dressent devant nous. Le bateau tangue et retangue avec fracas. La proue s’enfonce dans l’onde et celle-ci nous éclabousse. Pour peu, on se croirait à La Ronde, dans un manège qui serait quelque chose comme un hybride entre la pitoune, le bateau de pirate et les autos tamponneuses (oui, je sais, je sais… mais il y a longtemps que je ne suis pas retourné à La Ronde…). La situation est telle qu’il faut parfois s’y prendre 3 fois pour effectuer un seul pas vers l’avant. L’équipe médicale se concerte… On a beau être amarinés, il est nécessaire d’élaborer une stratégie afin de limiter le mal de mer. Circulent alors les extraits de gingembre et les Gravol. De même, le lunch sera servi tôt, question de garder les estomacs remplis et conséquemment moins propices à vous-savez-quoi. Cette approche se révélera gagnante. Personne ne sera malade! Il faut aussi avouer que la mer s’est calmée progressivement au fil des heures…

Nous nous fixons comme objectif de nous rendre avant la fin de la journée de lundi dans la baie de Summerside sur la côte sud-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, un trajet d’environ 180 miles nautiques, soit un peu plus de 330 kilomètres. On doit donc recourir une fois de plus au système de quarts de travail afin de laisser progresser le Roter Sand sur une trentaine d’heures en continues; chiens, romantiques et ours reprennent donc du service. Entre temps, certains font la sieste tandis que d’autres besognent : Jasmin astique la cloche, Jyoti fait la cuisine, Alexandre N passe le balai sur le pont, Tomas et Ryan réparent les épissures.

Nous voguons sans anicroche et, pour un bon bout de temps, sans voir les côtes. On aperçoit même la courbure de la terre. Sans même que nous nous en rendions compte, il est déjà l’heure du repas du soir. Au souper, les plus vieux entonnent « Dès que le vent soufflera » de Renaud. Les jeunes sont médusés… (La pognez-vous? Les jeunes sont « médusés »… On est sur la mer… La mer, les méduses… En tout cas… Rappelez-vous qu’on n’a pas beaucoup d’heures de sommeil en banque… Merci de votre compréhension.)

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-12 : DESTINATION SURPRISE ET MOMENTS DE BONHEURS PUR

10 - Anna-MariaAnna-Maria

En définitive, la navigation à voile de nuit fut sublime. Les vents faibles nous permettaient d’entendre le souffle des rorquals, véritables geysers marins sporadiques et imprévisibles brisant notre solitude de marin. Un peu plus haut dans la nuit d’encre, la (presque) pleine lune lançait une lumière blafarde sur une mer déridée. Catherine a même réussi à faire croire à Béa, Camille et Justen qu’il était nécessaire de se mettre de la crème lunaire tellement celle-ci rayonnait… Pis encore, l’équipe des romantiques ont pu simultanément voir le coucher de lune à babord et le lever de soleil à tribord. J’imagine que c’est de pareilles situations qu’ils tirent leurs noms…

Les plus perspicaces d’entre vous avez donc compris que nous filions vers le nord… En effet, les pronostics météo nous annonçaient des vents du sud-ouest relativement faibles en soirée puis gagnant en force au petit matin, ce qui nous permettait de passer la nuit à voile sans danger, mais surtout, ce qui nous permettait de filer tout doucement vers…les Îles-de-la-Madeleine! Quel joyau, quel bijou que cet archipel! Vues de l’eau, ses côtes teintées d’ocre surplombé de collines verdoyantes sont des plus invitantes! Et c’est sans parler des émeraudes, des turquoises, des azurs et autres déclinaison de bleu-vert que nous renvoient la mer environnante et ses multiples hauts-fonds sablonneux. D’autant plus que le ciel est d’un bleu sans fin, complètement dénudé de nuages…

Nous amarrons à l’île du Havre-Aubert en tout début d’après-midi. Nous déambulons par la suite sur la légendaire Grande grave, une bande s’étirant le long de l’île du Havre-Aubert, quelque chose comme le Broadway des Îles… La météo est absolument parfaite : 26C, pas un nuage, brise saline de 15 km/h; on ne saurait demander mieux! On en profite pour s’imprégner des paysages spectaculaires et des habitations colorées qui en font partie ou bien pour aller faire un tour au Musée de la mer ou encore à l’Aquarium des Îles.

En fin d’après-midi, nous nous rendons sur la magnifique plage du Bout-du-banc aussi appelée Sandy Hook. Il s’agit d’une plage au sable si fin que même les Cubains en seraient jaloux. Elle s’étire sur une dizaine de kilomètres et, à notre grand étonnement, il ne s’y trouve pratiquement personne; c’en est presque notre plage privée! On en profite pour se baigner, jouer au football ou au freesbee, enterrer Tomas dans le sable ou tout simplement relaxer et laisser le temps prendre son temps, comme les locaux savent si bien le faire.

Entre-temps, notre madelinot de capitaine Roger fait aller ses contacts : il nous revient avec 50 livres de moules, 25 homards frais pêchés de ce matin, des pommes de terre, des plats de crudités, des baguettes de pain, de même qu’une grosse marmite et un brûleur au propane. Tandis que nous nous délectons de ces trésors de la mer autour d’un grand feu de joie monté sur la plage, une pleine lune rose se lève au large et crève le pourpre de la ceinture de Vénus. En retrait pour capturer cette scène avec mon appareil-photo, je vis un moment de lucidité au cours duquel je réalise toute la chance que nous avons. Un moment de joie pure qui restera longtemps gravé dans nos cœurs; un moment que l’on voudrait éternel.

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-11 : SAFARI!

16 - Beau petit couple...Beau petit couple…

Nous avons quitté Sydney vers 7AM ce matin. Un beau grand ciel bleu et une colonie de méduses s’étaient donné rendez-vous autour de notre embarcation pour l’occasion. Toujours impressionnant de voir ces repoussantes créatures gluantes marauder à la surface… Rien à voir avec notre ô combien appétissant déjeuner de pain doré assorti de bananes et Nutella…

Fort peu de vent au programme aujourd’hui; c’est à croire qu’Éole a oublié d’entrer au bureau ce matin. Nous avons donc décidé de naviguer à moteur, d’autant plus qu’une distance considérable de 270 miles nautiques ou environ 500 kilomètres nous séparent de notre destination finale, Shediac. Pour ce faire, nous travaillerons en quarts de travail, à savoir, 3 équipes de jeunes et adultes ont été formées afin d’assurer la besogne sur des rotations de 4 heures de travail pour les 36 prochaines heures. Ainsi, selon la toujours imagée nomenclature marine, on retrouve le quart des chiens de midi à 16h et de minuit à 4h, le quart des romantiques de 4h à 8h et de 16h à 20h puis le quart des ours de 8h à midi et de 20h à minuit. Les tâches? Lire la carte puis calculer la course ou l’azimut, tenir la barre, faire la vigie à la proue, relever les données sur l’état des constituantes de la salle des machines, observer les données radar pour éviter les collisions avec d’éventuelles embarcations, etc.

Nous remontons donc la côte est de l’île du Cap Breton afin de contourner son extrémité nord-est puis redescendre vers le sud-ouest. Au large du Cap North, un banc de brouillard limite notre vue…mais pas assez pour nous faire manquer un banc d’une vingtaine de globicéphales, une espèce de petite baleine aussi appelée béluga africain! Quel spectacle fabuleux! On ferme les moteurs et on admire… Nous sommes chanceux, elles sont à environ 100 mètres de nous. On se régale de ce ballet gracieux pour une bonne dizaine de minutes.

Nous poursuivons la route le long de Black Rock et Cap St-Lawrence en direction de Chéticamp. Des formations rocheuses d’une beauté inimaginable s’offrent à nous. Notre capitaine, qui compte près de 40 ans de navigation, affirme d’ailleurs que cette partie de l’île du cap Breton est possiblement la plus belle région côtière qu’il connaisse, c’est bien pour dire! Mais surtout, il s’agit d’une côte qui regorge de vie. À preuve, un deuxième banc de globicéphales croise notre route! Encore plus nombreux, ceux-ci se dirigent droit vers nous! En un rien de temps, ils se retrouvent à 10 mètres de nous! C’est complètement fou! Et au moment où on pense avoir tout vu, une partie du groupe décide de s’approcher davantage et passe sous notre bateau! Je vous dis : j’ai la chance de cumuler au moins 50 sorties de kayak, zodiac et bateau de tout acabit pour faire de l’observation de mammifères marins dans ma vie et je n’ai jamais rien vue de tel! Débile, capoté, cinglé, incroyable, renversant, étourdissant (prière d’utiliser la ligne qui suit pour ajouter votre synonyme préféré) ______________________ !!

Et je ne vous parle pas des dizaines et dizaines de phoques du Groenland, tous plus curieux les uns que les autres, qui se sortent la face pour nous saluer au passage, ou encore des albatros qui volent en rase-motte autour de nous, des colonies de fous de bassan qui piquent dans l’eau et en ressortent 5-6 secondes plus tard poisson au bec et du beau bonjour d’un macareux, un petit pingouin absolument craquant. J’oubliais presque : on a aussi fait 3 observations de rorquals communs, dont un qui nous a fait le bonheur de nous montrer sa belle grosse queue avant de plonger.

Au moment d’écrire ces lignes, les ours sont aux commandes. Les chiens reprendront du service à minuit et les romantiques - dont je fais partie - se lèveront à 3h30 pour reprendre le boulot. J’ai beau chercher, je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de romantique à se lever à une telle heure… Allez, bonne nuit!

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-10 : UN ACCUEIL INNOUBLIABLE!

11 - Photo de groupePhoto de groupe

Selon une vieille tradition ayant cours parmi les navigateurs européens, le jeudi est le dimanche des marins. Nous en avons profité pour rester amarrés au Dobson Yacht Club de Sydney et emprunter la route pour aller visiter le fameux site de la forteresse de Louisbourg situé à proximité. Il s’agit de la reconstruction fidèle d’un établissement français datant de 1713 qui se situait au même endroit. Comme le dirait sans doute Charles Tisseyre de sa voix toute radio-canadienne : « Fascinaaaant!… ».

Nous y fûmes accueillis par Lucienne, une guide fort généreuse de ses commentaires et explications qui « aviâns » par ailleurs un délicieux accent acadien. Surtout, nous avons eu l’occasion d’interagir avec les très nombreux comédiens costumés qui déambulent un peu partout et qui se font un réel plaisir à nous parler de la vie quotidienne dans une forteresse dans la première moitié du XVIIIe siècle. Mieux encore, Alex N, Béatrice, Justen, Ryan, Jasmin et Catherine se sont portés volontaires pour danser sur la place publique avec quelques membres de la bourgeoisie locale. Malheureusement pour eux, il semble que leur maîtrise toute relative des chorégraphies exigées ne leur permettra pas d’accéder aux hautes couches de cette société… Notre départ de Louisbourg fut marqué par une crevaison sur le pneu de l’une de nos voitures de location et aussi par un épisode au cours duquel Simon, notre médecin, se fit attaquer par une abeille qui s’était glissée sous sa chemise pour le piquer à 4 reprises. (Nous sommes des professionnels. N’essayez pas ceci à la maison.)

Sur le chemin du retour, un arrêt à l’épicerie s’impose afin de refaire le plein de victuailles. Les jeunes demandent à y entrer également pour acheter quelques friandises… La décision est prise : oui, c’est possible, mais on leur demande de demeurer raisonnables dans leurs achats sachant que la Fondation et l’équipage du Roter Sand se fait un devoir d’offrir un régime alimentaire sain, limité en malbouffe ou en denrées sucrées. Résultat? Ben… Disons que la définition de « raisonnable » varie beaucoup d’une personne à l’autre… Mention honorable à Anna-Maria qui a acheté des popsicles pour tout le monde!

À notre retour à la marina, la radio locale nous rend visite; l’arrivée d’un bateau comme le Roter Sand, ça fait jaser…. Camille et Ryan se sont portés volontaires pour réaliser l’entrevue, les autres préférant jouer au freesbee en attendant le souper. Nous terminerons la journée par un BBQ des plus conviviaux sur la terrasse de la marina qui offre une superbe vue sur notre bateau et le Sydney Harbour qui baignent dans la chaude lumière du crépuscule. Et vous vous rappelez qu’on racontait dans le billet d’hier que les locaux de la place sont d’une gentillesse inouïe? Ils sont arrivés au souper de ce soir avec 2 gigantesques pizzas et une quantité phénoménale de salade de pommes de terre! D’instinct, les jeunes se lèvent et vont les remercier, les serrent dans leurs bras, engagent la conversation, prennent des photos, passent du statut de simples étrangers de passage à amis chers le temps d’un repas. Un bien beau moment… Merci aux gens de Sidney et surtout aux membres du Dobson Yacht Club! Nous ne vous oublierons pas de sitôt!

PS Merci aux familles, amis et anciens participants pour vos commentaires! N’hésitez surtout pas à nous écrire, ça fait chaud au cœur de vous lire!

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-09 : ÉMOTIONS FORTES!

21 - Tendresse...Tendresse…

Au fil des derniers billets, vous aurez probablement compris que nous avons établi des équipes de travail afin de procéder au nettoyage du bateau et à la préparation des repas. Ce matin, c’était au tour de mon équipe de faire le déjeuner. Béatrice, Ryan, Alex B et moi avons donc préparé avec amour et bananes un succulent repas dont se sont régalés nos comparses. Nous avions toutefois sous-estimé la charge de travail que représente la concoction d’un repas pour 21 personnes… Tous mes respects à ces femmes d’une autre époque qui devaient nourrir leur famille de 15 enfants! Dans la même veine, soulignons que nous avons également établi un système de rotation qui fait en sorte que nous avons droit à une douche à tous les 3 jours, question de respecter la capacité de stockage et de chauffage d’eau du bateau. En vérité, c’est du luxe, sachant que nous n’avions pas d’accès aux douches lors des précédentes expés de kayak de mer, de canot ou de radeau avec la Fondation…

Nous quittons donc Baddeck au petit matin pour emprunter le Great Bras d’Or en direction de l’océan. Le ciel est lourd et les vents sont relativement soutenus. Notre progression au sein de ce canal se fait à moteur et nous avons donc le temps de tenir un deuxième atelier de nœuds avant que Béatrice, Ryan et Tomas se portent volontaires pour faire la lessive des linges à vaisselle. Pendant ce temps, le ciel se dégage; devant nous : l’azur.

Notre passage sous le pont de Seal Island marque notre arrivée dans le golfe du St-Laurent et donc dans l’océan Atlantique. Que d’eau à perte de vue! Il est temps de monter les voiles! Les jeunes hissent la grande voile puis la trinquette et nous voguons ainsi pendant une bonne demi-heure avant de nous retrouver au beau milieu d’un territoire de pêche truffé de bouées indiquant l’emplacement des cages aux homards. Une fois sortis de ce bourbier, la force des vents nous permet de hisser une troisième voile, le foc. L’allure devient alors sportive… De plus en plus sportive… La gîte dépasse les 20 degrés! Si certains jubilent et crient de joie, d’autres (jeunes mais aussi adultes…) subissent même le mal de mer… On prend alors la décision d’affaler les voiles avant d’affoler les matelots… La situation n’est pas dangereuse mais elle peut paraître intimidante pour des néophytes… Et fort heureusement qu’on redescend les voiles car au moment même où les plus hardis d’entre nous terminons le boulot, des bourrasques de 35 nœuds ragent en notre direction! L’embrun nous fouette le visage! Le bateau tangue tel un bronco de rodéo! Les vents écornent les bœufs! (Bon, d’accord, il n’y a pas de bovidés à bord, mais vous voyez le genre…). Devant de telles forces de la nature, on se sent à la fois puissants et vulnérables mais surtout, tellement vivants! Une bien belle expérience en définitive…même pour ceux qui ont souffert du mal de mer car ceux-ci ont eu l’occasion de manger une bouchée entre temps, un vieux remède de marin qui, bien qu’en apparence paradoxal, apporte un soulagement rapide.

Les vagues diminuant d’envergure à l’approche de la côte, nous voguerons bien tranquillement par la suite vers la ville de Sydney où nous amarrons au Dobson Yacht Club. Nous y sommes accueillis de manière ponctuelle par les membres du club comme si nous étions des vedettes! On nous prend en photo, on nous pose des tonnes de questions, on nous donne une caisse de boissons gazeuses… Ces Néo-écossais sont d’une gentillesse inouïe! Autre fait inouï, on sent le sol se dérober sous nos jambes, un peu comme si nous étions encore dans le bateau. Assez étrange comme sensation… C’est comme si on avait pris une tasse!

En fin de journée, le souper est agrémenté d’un jeu improvisé par Michel : interdit de parler français sous peine de devoir faire la vaisselle pour tout le monde! Au bout du compte, notre infirmière Naila, Béatrice et Tomas se mettront à la tâche pour nous tous… Merci à vous trois, c’était justement mon tour ce soir! Une fois la corvée de vaisselle terminée, tous se rassemblent pour jouer une partie de « bananes-bananes / oignons-oignons ». À les entendre éclater de rire encore et encore, on ne pourrait jamais s’imaginer qu’ils ont affrontés des vents de 35 nœuds quelques 8 heures plus tôt…

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-08 : CRESCENDO SUCRÉ-SALÉ

12 - Hissons la grand voile! Hissons la grand voile!

C’est dans une véritable purée de pois que nous amorçons cette 2e journée sur l’eau. Il fait froid, il vente, on n’y voit rien à 50 mètres, bref, nous sommes sur la côte océanique. Lentement mais surement, le brouillard se lève et on aperçoit la rive de Poulamon Bay dans laquelle nous sommes ancrés. Dans la foulée de notre lever matinal, il devient donc possible de lever l’ancre dès la fin du déjeuner, soit vers 8h. Cette tâche, procédure lente et complexe pour un bateau de 53 tonnes, sera exécutée par Tomas, Ryan, Anna-Maria et Camille qui se sont portés volontaire pour hisser la lourde ancre à bord.

Quelques cinq miles nautiques parcourus à moteur nous permettent de traverser le passage Lennox qui lui nous mène au canal St-Peter’s. L’éclusière du canal nous apprend qu’il s’agit d’un ancien sentier de portage fréquenté par les autochtones de la nation Mi’kMaw qui est devenu une véritable voie commerciale ouverte par l’explorateur Nicolas Denis au milieu du XIXe siècle. Aujourd’hui lieu historique national, il s’y trouve une écluse qui nous donne accès au lac Bras d’or, ni plus ni moins qu’une mer intérieure emprisonnée au cœur de l’Île du Cap-Breton. Véritable bijou, ce plan d’eau bénéficie du statut de réserve mondiale de l’UNESCO. C’est également au cours de cette première portion de déplacement que les jeunes auront l’occasion de pratiquer des nœuds et d’apprendre quelques unes des bases du vocabulaire marin décrivant les gréements que nous serons appelés à utiliser : drisse, balancine, hauban, ketch….

Sans vraiment que nous nous en rendions compte, le brouillard se dissipe complètement. Et tandis que nous voguons sur les premières vagues du lac Bras d’Or, le vent se lève chassant les nuages et garnissant le lac de jolis moutons blancs sur fond de ciel bleu. Il est donc temps de hisser les voiles! Encadrés de mains de maître par l’équipage, les jeunes mettent la main à la pâte. En un peu plus de 10 minutes, la grand voile et le foc sont montés, mais surtout, le moteur est éteint, générant cris et applaudissements. Bonheur! On se laisse alors caresser la peau par le suroît et bercer les fesses par les vagues qui atteignent parfois un mètre. Nous bénéficions également d’un autre atelier des rudiments de marin, celui-ci portant sur les allures de vent.

Notre traversée complétée, on affale les voiles pour longer le détroit de Barra et ses pont-levis en direction du quai du bucolique village côtier de Baddeck où nous amarrons pour la nuit. Destination touristique primée, cette bourgade est également connue pour être le port d’attache d’Alexander Graham Bell dont on peut encore apercevoir aujourd’hui l’opulente résidence. Profitant des derniers rayons de soleil, on passera le début de la soirée à errer oisif aux abords du quai. On regagne ensuite le bateau pour un premier cercle de discussion au cours duquel tous et chacun sont invités à partager leurs états d’âmes (moyenne de groupe de 9,73928 sur 10!) et à cibler leur moment fort du voyage jusqu’ici. Les intervenants se réunissent par la suite pour faire le point sur le déroulement du voyage tandis que les jeunes discutent mais surtout rigolent et jouent une première partie de loup-garou. En définitive, cette journée aura peut-être débuté dans le froid, le vent et le brouillard, mais elle se terminera en crescendo par une soirée ensoleillée agrémentée d’une douce brise chaude à la fois sucrée et salée, à l’image des succulents bonbons à base d’eau salée typiques de Baddeck.

TEXTE ET PHOTOS : J-Charles Fortin

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2014-07-07 : PARTONS LA MER EST BELLE!

17 - Le Roter Sand dans toute sa splendeur

Le Roter Sand baigne sur mer d’huile à notre lever. Bien calés dans nos couchettes, nous ouvrons les yeux lentement et apprécions de voir la table débordant de fruits, de céréales, de bagels et de bonheur. Une fois le déjeuner avalé, nous recevons un briefing de sécurité tenu par l’équipage du bateau. On y apprend toutes sortes de choses que nous n’avons pas du tout envie de mettre en pratique, tel que les procédures à suivre en cas d’homme à la mer ou de feu dans la cale.

Vient alors le moment tant attendu : larguer les amarres! C’est sous le regard de nombreux observateurs que nous quittons Port Hawkesbury. De fait, un bateau de la taille et de la prestance du Roter Sand attire les regards… Nous voguerons ainsi un peu plus de trois heures, parcourant environ 30 miles marins, coupant l’Île du cap Breton en plein centre, passant par un canal qui nous donne accès au lac Bras d’Or, un gigantesque plan d’eau douce situé en plein cœur de l’île.

Notre déplacement nous permet également de tenir un atelier d’initiation aux différents instruments dont est équipée la timonerie : GPS, VHF, AIS, RLS et autres acronymes absolument pas payant pour un joueur de Scrabble. Nous en profiterons aussi pour hisser le drapeau de la Fondation bien haut, bien en vue sur les haubans. Et fait d’arme : nous passerons sous un pont-levis plutôt étroit mais négocié de main de maître par notre capitaine.

Les vents se lèvent en début d’après-midi et nous jetons l’ancre dans Poulamon Bay. Nous utiliserons une annexe, à savoir, une petite embarcation moteur de type Zodiac, pour mettre à terre. Jasmin, Justen, tomas et Camille en profitent pour faire la baignade; on leur lève notre chapeau car l’eau n’est vraiment pas chaude! Nous passerons 3 belles heures sur une petite île sans nom à jouer à quelques uns des jeux classiques de la Fondation dont le ninja, le cowboy.

De retour au bateau, Anna-Maria et Béatrice nous préparent un souper de maquereau pêchés hier par notre capitaine et quelques locaux. Certains font la farniente sur le pont ou pêchent ; prenant une pause de son travail de cuisinière d’un soir, Anna-Maria sera la seule à ramener un poisson à bord. Pour d’autres, c’est la corvée du ménage, un passage obligé pour tous et chacun des matelots que nous sommes. Certes, quelques un font la moue devant l’imposition de l’horaire des quarts de travail de ménage ou devant celle des douches (1 douche aux 3 jours…), mais qu’importe, nous sommes une sacrée belle équipe et ce sera autour d’un succulent repas que celle-ci se retrouve, partageant les plus beaux moments de la journée.

Avant de terminer, je prends quelques lignes pour vous présenter l’équipe d’intervenants : Simon Riendeau, médecin urgentologue; Naila Legault, infirmière; Pierre-Luc Larouche, intervenant psycho-social; Catherine Provost et Michel Leblanc, chargés de projets et facilitateurs pour la Fondation Sur la pointe des Pieds et moi-même, J-Charles Fortin, blogueur et photographe. Allez, on se retrouve demain, même heure, même poste!

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2014-07-06 : BIENVENUE DANS NOTRE EXPÉ!

14 - Meeting dans la cale du Roter Sand

Nous sommes très heureux de constater que vous avez choisi de vous joindre à nous via ce blogue et Facebook! Nous utiliserons ces plateformes pour vous permettre de suivre les péripéties des participants à cette première expédition de voile de la Fondation Sur la Pointe des pieds de l’été 2014. Comme vous le savez peut-être, nous passerons les prochains jours dans les Maritimes, voguant de la Nouvelle-Écosse au Nouveau-Brunswick.

Pour autant que la technologie nous le permette (on n’est jamais à l’abri d’un bris…surtout avec une connexion Internet cellulaire ou, pire encore, satellitaire à très basse vitesse, un ordinateur portable et une génératrice trimbalés sur un bateau!), nous mettrons le blogue et Facebook à jour sur une base quotidienne. Ceux-ci deviendront en quelque sorte notre journal de bord quotidien, lequel sera agrémenté de photos du jour. Les photos seront quant à elles affichées sur Facebook et la page Flick R de la Fondation.

Alors donc, sans plus tarder, voici nos vedettes des prochains jours : Camille Parker de Ste-Thérèse, Béatrice Assaf de Montréal, Alexandre Nault de Victoriaville, Jasmin Bataille de Montréal, Ryan Beaudette d’Ottawa, Anna-Maria Buhin de Laval, Julie Ouimette de Terrebonne, Alexandre Beaudoin de Drummondville, Tomas Kovac de Montréal, Justen Mills de Gatineau et Jyoti Booter de Bradford.

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2014-07-06 : AKOONA MATATAH – IL NE FAUT PAS S’EN FAIRE!

12 - Arrivée à Port Hawkesbury

C’est la faute à Arthur! Nous devions amorcer notre périple de voile ce samedi 5 juillet mais Dame nature en a décidé autrement… Arthur, la première tempête de l’année, a frappé la côte Est avec force et torpeur dans la nuit de vendredi à samedi. Résultat? La plupart des vols en direction des Maritimes ont été retardés, les nôtres inclus. Qu’à cela ne tienne - Akoona Matatah - , nous nous sommes tous retrouvés à Halifax ce dimanche 6 juillet, fin prêts pour la grande aventure. Des remerciements bien sentis doivent être adressés aux chargés de projet de la Fondation Catherine Provost et Michel Leblanc qui ont viré terre et mer à l’envers pour que le tout se fasse sans trop de misère; une pensée également pour les gens d’Air Canada qui se sont montrés fort compréhensif devant notre imbroglio.

Une fois le pied posé en terre néo-écossaise, un itinéraire d’un peu moins de 4 heures d’autobus nous séparait de notre nouveau point de départ. En effet, notre bateau a dû lui aussi précipitamment lever les voiles devant des vents violents et des valses de vagues vertigineuses. Ce n’est donc plus de Halifax mais bien de Port Hawkesbury que nous quitterons la terre ferme.

Ça jase et ça rit fort durant le trajet d’autobus! On a l’impression que les jeunes se connaissent depuis toujours. Anna-Maria, Justen, Camille, Jasmin se crèvent les poumons à chanter les moins pires succès de Abba ou encore les titres les plus connus du film Le Roi Lion. Mentionnons ici la collaboration de notre chauffeur d’autobus, sosie de John Coffey (vous vous souvenez? Le détenu noir aux pouvoirs magiques dans la Ligne verte?...) et père de 5 enfants qui dit avoir écouté ce classique à tous les jours pendant 11 ans (calcul rapide…autour de 4000 fois!) et qui nous a fait jouer et rejouer la trame sonore en boucle trois fois de suite.

Nous sommes donc arrivés à destination vers la fin de l’après-midi et avons fait connaissance avec l’équipage qui nous attendait sur le quai. Visite de notre navire-école - le Roter Sand - , chargement des bagages, prise de possession des couchettes et c’est déjà le temps de souper. De courte durée, la soirée fut ponctuée d’un premier échange de groupe au cours duquel tous et chacun ont l’occasion de partager leurs attentes ou encore leurs craintes face à cette aventure. Les baleines n’ont qu’à bien se tenir, plusieurs d’entre nous ont bien envie d’en voir. Ça tombe bien, on dort à quai ce soir et on lève l’ancre demain!

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2014-06-13 : PROCHAINE EXPÉDITION… BIENTÔT…

rotor sand 2 “Voilier école Roter Sand”

L’équipe de la Fondation se prépare activement à la prochaine expédition.

Ce seront 12 jeunes venant de 4 provinces du Canada qui auront la chance de vivre l’expérience du voilier-école (Roter Sand) d’Écomaris. Ils prendront leur départ pour Halifax (Nouvelle-Écosse) le 5 juillet prochain et garderont le cap jusqu’à Shediac (Nouveau-Brunswick).

Nous sommes fébriles à l’idée d’aider des jeunes à sortir de leur zone de confort et leur rendre leur joie de vivre tout en faisant l’apprentissage de la navigation à la voile.

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2014-03-08: Jour 8 C’est le moment de se dire au revoir

Une accolade qui en dit long“UNE ACCOLADE QUI EN DIT LONG!”

Aujourd’hui est la dernière journée que nous avons passé tous ensemble. C’est à 7:15 ce matin, que la gang a malheureusement commencé à se dissocier. Les accolades et les câlins étaient à l’honneur.

Michel, un des responsables de l’expédition, nous a quittés, accompagné de Mariana et Harman. Ils ont pris la route vers Toronto, en voiture. Le reste du groupe a voyagé en autocar en direction d’Ottawa. Nous y sommes arrêtés pour prendre le diner et déposer Sabrina qui était attendue par sa mère.

À 14:00, nous avons repris la route en direction de l’aéroport de Dorval pour déposer les jeunes qui prendront l’avion en fin de journée. Félix volera vers Vancouver, Chris vers la Nouvelle-Écosse et Benoît vers le Nouveau Brunswick.

Après les avoir reconduit, la balance du groupe est descendue à Montréal pour rejoindre les parents qui étaient au rendez-vous pour l’accueil de leur champion.

Le dernier jeune à faire un peu plus de route est François-Oliver. Catherine, notre seconde responsable d’expédition, le reconduira ce soir à Québec.

C’est fou de constater à quel point ces jeunes ont savouré l’aventure du début à la fin. Rappelez-vous, samedi dernier ils se rencontraient tous pour la première fois! Aujourd’hui, la séparation est difficile pour certains. Heureusement, il sera facile pour eux de garder contact via les médias sociaux. Ils sont déjà en préparation d’une page Facebook pour échanger ensemble.

Aujourd’hui, il y a énormément de fierté dans l’air, les jeunes sont heureux et ressortent forts de cette belle expédition. Tous les intervenants ont passé du temps de qualité avec l’ensemble de la gang et ont adoré prendre part à cette grande aventure.

Comme toute bonne chose a une fin, c’est en famille que les jeunes passeront finalement leur soirée. Gageons qu’ils en auront long à raconter!

Rendez-vous cet été pour les nouvelles aventures de la Fondation Sur la pointe des pieds.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2014-03-07: Jour 7 Le retour à la civilisation de nos aventuriers

Toute notre belle gang“PHOTO DU GROUPE”

À notre réveil ensoleillé, l’équipage savait exactement comment allait s’orchestrer notre journée.

Pour débuter, nous avons répété les étapes de changement de campement apprises durant les jours précédents mais pas pour se diriger vers un autre refuge! Direction chenil de Chocpaw Expeditions à bord de nos traineaux à chiens.

La distance parcourue a été d’une vingtaine de kilomètres en 1:30. Un excellent temps!

Une fois au chenil, c’était l’heure de saluer nos chiens et de les remercier pour tout le travail qu’ils ont accompli pour nous durant l’expédition. Au quotidien, ils nous auront permis de faire près de 130 kilomètres et de transporter des centaines de livres de matériel. Merci les chiens!

Pour diner, nous sommes allés aux bureaux de Chocpaw Expeditions en autobus. Sur place, le diner nous a été servi. Des portions de chili et des accompagnements nous ont étés offerts. Une fois rassasiés, notre souhait le plus fort, après quatre nuits en forêt, est devenu réalité. Prendre une douche chaude à notre hôtel.

Arrivés au Northridge Inn, les jeunes et les intervenants se sont dirigés vers les douches. Mais quel moment de bonheur! Vous n’avez pas idée à quel point ça fait du bien et que le moment fût apprécié par chacun d’entre nous.

Par la suite, les responsables de l’expédition Michel et Catherine ont récupéré l’ensemble du matériel de plein air ayant été prêté par la Fondation Sur la pointe des pieds aux participants pour l’expédition de traineaux à chiens dans le parc Algonquin.

Rendus au souper, nous avons mangé des croquettes de poulet et des frites! Très calorique vous direz, mais tellement satisfaisant nous répliquerons!

En soirée, il y a eu plusieurs moments d’échanges dont le fameux cercle de partage, un important rituel de la Fondation. Nous sommes impressionnés par l’ouverture des jeunes et de leurs forces de caractère. Tous, sans exception, ressortent plus forts de cette expérience de vie qui aura sans aucun doute de l’impact tout au long de leur parcours.

Pour clôturer la journée, une remise de diplômes de participation et d’implication a eu lieu. Nos aventuriers ont étés honorés pour leur dévouement ainsi que leur attitude exemplaire. Notre équipe de guide de chez Chocpaw Expeditions nous a même confié que nous avons été leur groupe de l’année. Tout le mérite revient aux beaux jeunes qui se sont investis avec tout leur cœur dans ce beau périple.

Le moment est venu de sauter dans notre lit douillet et d’aller s’emmitoufler dans nos couvertures. Nous avons un autobus à prendre à 7:00 demain matin.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-06 : Notre dernière nuit en forêt

Coucher de soleil sur le lac“COUCHÉ DE SOLEIL”

Et oui !

Ça sent déjà la fin de cette belle aventure dans le parc Algonquin.

Nous passerons ce soir notre dernière nuit en forêt. C’est fou comme le temps peut passer rapidement.

La nuit dernière a été très froide. Le thermomètre indiquait près de -35C. La température à l’intérieur de nos tentes était acceptable. Par chance que nous avons de bons sacs de couchage, tout le monde a pu se tenir au chaud durant cette nuit glaciale.

Comment a été notre journée ?
Encore une fois, super bien !

À notre réveil, c’était la même routine : le déjeuner, la vaisselle, les bagages, le chargement sur les traineaux, l’installation des harnais aux chiens suivi du grand départ du ‘Craig camp’.

Lorsque nous déjeunions, nous craignons beaucoup dame nature. Le thermomètre indiquait -24C. Par chance, le soleil était très puissant. Il faut l’admettre, nous sommes très chanceux depuis le début de l’aventure. En un temps record, la température s’est mise à augmenter. En moins d’une heure, nous avons gagné 15C pour avoir une température moyenne tout au long de notre randonnée de -8C.

Le parcours d’aujourd’hui constituait à faire une très grande boucle appelé ’27 loop’. Toujours sous des conditions météorologiques parfaites, notre groupe de vingt aventuriers a emprunté une route apaisante et sans trop de dénivelés.

Même si la balade était relaxante, il y a tout de même eu quelques sorties de route cet après-midi. Soyez sans crainte, tout s’est bien passé. C’était beaucoup plus drôle que dangereux !

Vers 15h, c’est au ‘South camp’ que nous avons arrêté notre chemin pour y passer nos derniers moments.

Comme c’est notre dernière nuit en forêt, les jeunes ont eu droit à quelques privilèges.

Dispensés de la majorité de leurs corvées, ils ont pris leur temps libre pour aller tous ensemble regarder le coucher de soleil sur le lac. Un beau moment de groupe !

Pour souper ce soir, ce sont les intervenantes qui ont cuisiné. De bonnes portions de steak accompagnées de pâtes à la crème et de légumes. Pour dessert, gâteau au fromage !

Et la vaisselle dans tout ça ? C’était la tâche des intervenant cette fois.

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2014-03-05: Quand l’expédition devient routine!

Moment spécial pour Félix...250 jours de bonheur! “RIEN D’AUTRE QUE DU BONHEUR POUR CES JEUNES…”

À cette étape de l’expédition, plus rien ne nous fait peur!

Chaque membre de l’équipe connaît son rôle et notre nouvelle routine quotidienne. Plus l’itinéraire avance, plus l’ambiance devient décontractée.

Mission de notre journée : quitter notre campement, de ‘Wet Lake’ vers le campement Craig.

En début de journée, après avoir enfilé quelques tranches de pain doré et du jambon cuit, le moment est venu de plier bagages. Nous avons ramassé l’ensemble de notre matériel et l’avons attaché sur les traineaux recouverts de bâches de plastique. Une fois bien ligotés, la prochaine étape était d’enfiler les harnais aux équipes de chiens pour le grand départ vers notre deuxième camp : ‘Craig’s camp’. Depuis le jour 1, l’aisance des jeunes à coopérer avec les chiens est phénoménale. Plusieurs d’entre eux commencent à connaître plusieurs noms de notre troupe de chiens.

C’est vers 9:30 que nous avons pris la route. Les conditions météorologiques étaient exceptionnelles. Un soleil scintillait au dessus de nos têtes, accompagné d’un ciel parfaitement bleu pour toute la journée. Les traineaux ont glissé sur 20 kilomètres aujourd’hui. Un parcours un peu moins exigeant qu’hier mais fabuleux. Probablement le plus féérique depuis le début. De belles grandes boucles ensoleillées, des sections plus étroites en forêt et de longues côtes escarpées. Les grandes descentes étaient un bon défi. Nous devions utiliser le frein au maximum pour garder le contrôle de nos embarcations. Même si la distance de 20 kilomètres peut sembler longue, la cadence du groupe était très stable ce qui nous a permis de prendre le diner directement à notre nouveau camp.

Au camp Craig, nous avons attaché les chiens autour des tentes pour ensuite manger un bon sandwich bien mérité. À tous les midis, une boisson chaude nous est servie avec notre lunch. C’est très réconfortant. Ce midi, nous avions le choix entre du cidre de pomme parfumé de cannelle ou du chocolat chaud.

Comme hier a été une journée plus physique, le fait d’arriver au camp en début d’après-midi a eu un effet positif sur le groupe. Nous avons passé du temps de qualité à l’extérieur tout en accomplissant nos tâches quotidiennes. Les rayons de soleils nous ont donné beaucoup d’énergie. Les jeunes vont tous très bien et sont très efficaces au cours des activités. Les guides de l’aventure adorent notre groupe. Seppe, notre chef d’expédition a pris le temps pour féliciter toute la gang pour les efforts accomplis durant les derniers jours. Pour nos trois guides, il n’y a pas de plus beaux cadeaux que de voir des jeunes heureux et d’accomplir les tâches pour le bon fonctionnement du campement. Peu importe ce qu’il faut faire, la participation est optimale.

Lorsque nous sillonnons les sentiers avec nos traineaux à chiens, une relation se bâtie avec notre partenaire. Pour une partie de la journée, nous partageons des moments à deux sur nos traineaux et discutons de divers sujets. Quand les traineaux sont stationnés, c’est en groupe que nous partageons. Soit durant notre travail quotidien ou durant des activités organisées par les intervenants.

Ce soir, nous avons fait notre second cercle de partage. Autour d’un feu de camp, chacun à tour de rôle nous ont partagé comment ils vivent leur expérience jusqu’à présent et ce dont ils sont le plus fiers. Nous sommes heureux d’apprendre que tous les jeunes adorent leur expérience jusqu’à maintenant.

C’est fou à quel point ça passe vite, demain sera déjà notre dernière nuit.

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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2014-03-04 : Jour 4 Une longue randonnée et la vie au campement

Mariana,Yeonathan et Benoit“Mariana,Yeonathan et Benoit”

Aujourd’hui, c’en était une bonne comme on dit!

Pas de doute, notre équipe est bien familiarisée avec l’ensemble de leurs nouvelles habitudes de vie. Fait marquant, ce matin était notre premier réveil en nature. Les anxiétés que certains avaient face à la nuit dernière se sont rapidement estompées car la plupart ont trouvé qu’il faisait vraiment chaud dans la tente et que le sommeil fût très récupérateur. Certains ont étés dérangés par les ronflements de notre guide Andrew qui ressemblaient beaucoup au son d’un tracteur. Pour accommoder le groupe, il dormira dehors ce soir!

Au menu pour déjeuner ce matin? Petites crêpes maison et saucisses nappées de sirop d’érable. Rien de mieux pour commencer la journée du bon pied!

Le plan pour la journée était très chargé et nos jeunes ont travaillé très fort. Rassurez-vous, ceux qui ont moins bien dormi hier soir, dormiront profondément cette nuit.

Après le repas, nous avons attelé les traineaux et formé les équipes pour partir à l’aventure. Nous avons voyagé sur une distance de 35 kilomètres sous une fine neige et une température avoisinant -15C. L’idéal! Ni trop chaud, ni trop froid. La route était assez difficile. Beaucoup d’ascensions devant nous. Pour donner un coup de main aux chiens, nous devions parfois descendre du traineau et courir derrière pour réduire le poids à tirer par les chiens et pour améliorer la cadence du voyage. Sinon, notre équipe canine parvenait à monter mais plus difficilement.

Les sentiers différaient au fur et à mesure que nous avancions dans notre itinéraire. Parfois des plateaux, d’autres fois à l’orée d’un lac ou même sur des passages très serrés dans la forêt.

De retour en campement, vers la fin d’après-midi, nos tâches quotidiennes attendaient notre équipe. La première chose que nous faisons quand nous arrivons est d’attacher les chiens pour la nuit. Il faut les nourrir, leur donner à boire et les féliciter pour tous les efforts qu’ils ont faits pour nous durant la journée.

Notre campement est composé de 3 tentes. La plus grande, celle des garçons, est munie d’une cuisinette. Quotidiennement, une équipe de quatre jeunes sont en charge de faire la cuisine et la vaisselle. C’est à l’aide de poêles au propane qu’ils ont fait cuire le poulet et les légumes de notre souper de ce soir. Nous mangeons bien et les portions sont généreuses!

Dans nos tentes, puisqu’il y a des poêles à bois, une partie de l’équipe doit couper des bûches pour chauffer nos espaces de vie adéquatement. Il y a des participants, encadrés par un guide, qui partent en forêt abattre des arbres. Avec leur travail, nous sommes certains d’avoir un stock de bois adéquat pour que les guides chauffent le poêle toute la nuit.

Demain, nous quitterons notre campement actuel pour un autre. La journée devrait être moins exigeante que celle que nous venons de passer. En souhaitant que le repos de cette nuit soit récupérateur!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-03 Jour 3 Que l’aventure commence!

DSC_8406-001 “PREMIÈRE ÉQUIPÉE EN TRAINEAU À CHIENS”
Nous y voilà! Le jour tant attendu.

Il y a des matins où nous avons plus envie de se sortir du lit que d’autres… Ce matin en était un! À 7:30 nous nous sommes rejoints pour le petit déjeuner à l’hôtel. Une heure plus tard, un autobus scolaire nous attendait en direction de notre lieu de départ, le chenil de Chocpaw Expeditions.

Arrivés sur les lieux, suite à une petite balade de 30 minutes, c’est un rassemblement de plus de 383 chiens qui nous attendait. Vraiment, vraiment, vraiment très impressionnant. Comment faire pour ne pas s’accrocher un sourire au visage à la rencontre de la meute.

Dix équipes de deux se sont formées incluant les guides. Nous sommes donc un grand total de vingt à vivre l’expédition de traineaux à chiens dans le parc Algonquin jusqu’à vendredi. Nous avons 10 traineaux et tout près de 80 chiens pour les atteler. Nous transportons absolument tout avec nous : nos vêtements pour la semaine, la nourriture pour nous et pour les chiens, du matériel médical, le matériel photo, etc. Ça fait beaucoup même si nous essayons de voyager le plus léger possible, mais ce qui demeure le plus impressionnant, c’est le travail qui est accompli par les chiens parce qu’après tout, c’est eux qui transportent l’ensemble de notre matériel sur d’aussi grandes distances.

En ce début d’expédition, notre responsabilité à nous tous, c’est d’établir rapidement une complicité avec les chiens. C’est primordial. Il faut les encourager, leur parler poliment et prendre du temps pour les câliner. Oui, il peut arriver que les chiens désobéissent et qu’il faille hausser la voix mais de façon générale, notre équipe canine est très disciplinée et performante. Lorsque la notion de respect et de confiance est bien établie, il y a un lien fort entre les chiens et ses équipiers faisant en sorte que tout se déroule à la perfection… ou presque!

Pour notre première journée en traineau à chiens, nous avons parcouru près de 30 kilomètres durant une période d’environ quatre heures. Nous avons pris le repas à mi-parcours. Une bonne soupe chaude et un sandwich nous ont fait un grand bien pour poursuivre la deuxième partie de notre route. Aux dires de notre guide d’expédition, la cadence a été excellente pour un groupe de 10 traineaux. Nous effectuons donc un parcours sans faille jusqu’à maintenant.

Vers 14:00, nous sommes arrivés au campement où nous logerons pour les deux prochains jours. Les installations sont géniales! En gros, il y a trois tentes. Une pour les garçons, une pour les filles et une pour l’équipe technique. Ne vous inquiétez pas, elles sont munies d’un poêle à bois ce qui fait en sorte que nous serons au chaud durant les nuits à venir. C’est une excellente nouvelle parce que cette nuit, il fera sous les -25C.

Et les chiens dans tout ça? Et bien ils dorment à l’extérieur sur un lit de paille. Ils ont l’habitude, ils se reposent toute l’année dehors. Soyez-en assurés, toute la gang fait le maximum pour leur donner une bonne dose d’amour, bien les nourrir et les abreuver. Avant la nuit, nous irons leur faire un lit de paille pour bien les tenir au chaud.

On peut dire que l’équipe entière est en train de bien s’approprier les lieux et la vie au campement. Toute l’après-midi, la gang a participé aux différentes corvées nécessaires au bon fonctionnement de leur nouvel environnement. Une partie des jeunes et des guides ont préparés un très bon souper. Pour la fin de la soirée, ce sera feu de camp et préparation de la première nuit!

Dans le récit d’aventure de demain, nous entrerons en détail dans les diverses tâches quotidiennes que nous devons effectuer pour que tout se passe à merveille. Jusqu’à maintenant l’expérience est A+ pour tous. Yessss!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds.

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2014-03-02: Jour 2 Les préparatifs

DSC_7906“PÉRIODE DE RÉCHAUFFEMENT AVANT LE DÉPART EN RAQUETTES”

La deuxième journée de notre aventure est celle ayant permis à l’ensemble de notre groupe de faire les préparatifs de notre grande expédition.

Tôt ce matin, après avoir enfilé le petit déjeuner, les vêtements de randonnée ont été distribués à toute la gang. Les responsables du groupe, Michel et Catherine, nous ont initiés à l’utilisation adéquate des vêtements techniques lors de sorties en plein air. Par la suite, il était grand temps de sortir à l’extérieur et profiter du grand air Ontarien !

Tout l’avant-midi, nous nous sommes baladés en raquettes, sur le lac Bernard, situé tout près de notre hôtel. L’activité idéale pour se dégourdir les jambes en vue du départ de demain pour cinq jours en forêt. Point de vue météo, nous ne pouvions pas espérer mieux. Un soleil radiant, un beau ciel bleu et une température clémente. Lors de notre balade, nous avons profité de l’occasion pour discuter, s’amuser et dépenser notre énergie.

Pour le diner, nous sommes revenus à notre hôtel, le Northridge Inn. Mike et Brenda, les propriétaires, étaient prêts à nous servir une bonne soupe chaude et de bons sandwichs. On ne peut passer à côté de l’excellent service qu’ils donnent à toute notre équipe. S’il y a quoi que ce soit, rien n’est un problème. En plus, les lits sont très confortables!

En début d’après-midi, nous avons poursuivi les préparatifs avec la distribution et la gestion du matériel relié aux bagages d’expédition. Une session de démonstrations était faite pour informer l’équipe des meilleures façons d’optimiser l’espace dans leur sac de randonnée et surtout, apporter avec eux les éléments nécessaires à la réussite de la randonnée en traineau à chiens. L’inspection de tous les sacs a été faite par les intervenants pour s’assurer que tout le monde ait l’ensemble du matériel requis.

L’après-midi était un peu plus relax mais ces étapes de préparation étaient primordiales. Une fois les sacs préparés et approuvés, certains ont savouré les rayons de soleil de cette belle journée et d’autres ont passé un bon moment autour du jeu Monopoly.

Tout juste avant de prendre le repas du soir, nous avons fait un cercle de discussions, sans conteste, ce fut le moment le plus émouvant de la journée. L’idée était que tous, sur une base volontaire, prennent la parole à tour de rôle pour nous raconter ce qui les a poussé à prendre part à cette grande aventure. Il faut souligner que nous avons un groupe qui a une force extraordinaire. L’ouverture des jeunes a été éloquente. Les raisons qui poussent les jeunes à participer à la randonnée diffèrent énormément mais se rejoignent à la fois… S’amuser au maximum, se faire de nouveaux amis, se dépasser, regagner la forme physique, sortir de leur zone de confort, devenir plus autonome, discuter de la maladie avec des gens ayant vécu les mêmes douleurs, remplir leur vie de moments positifs en nature, etc. Bref, nous avons eu une discussion à cœur ouvert, touchante, mais très positive, pour l’ensemble du groupe. Nos jeunes en rémission de cancer sont de vrais petits guerriers!

Il y a eu le souper suivi d’une conférence sur le traineau à chiens donnée par l’équipe de guides de Chocpaw Expeditions qui s’ajouteront à notre groupe à partir de demain. Ils guideront l’aventure et nous montreront les rudiments du chien de traineau.

En gros, une journée remplie d’activités et de préparatifs pour partir sur une bonne note demain matin. Parce qu’il faut se le rappeler, le moment tant attendu sera à notre réveil. Nous sommes prêts, nous avons hâte!

Dave Jean, blogueur et photographe pour la Fondation Sur la pointe des pieds

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